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Empreinte fatale 17 ans après un crime

Soupçonné de meurtre, il a demandé un permis

Dieuseul Jean
Photo courtoisie Dieuseul Jean
Accusé

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Un Montréalais accusé d’avoir tué sa conjointe en 1995 aurait été trahi par ses empreintes digitales 17 ans plus tard, lors d’une demande de permis de conduire aux États-Unis.

« L’avis de recherche n’avait rien donné jusqu’à ce qu’il donne ses empreintes, en 2013 », a expliqué le procureur Jacques Dagenais au jury, à l’ouverture du procès de Dieuseul Jean.

Jean, 56 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré de sa conjointe Juthlande Pierre, survenu le jour de Noël 1995 à Roxboro dans l’ouest de l’île de Montréal.

Juthlande Pierre
Photo d'archives
Juthlande Pierre

La veille, le couple s’était rendu à une fête communautaire avec la fille de la victime, a relaté Me Dagenais. Comme il n’y avait pas de jeux pour les enfants, la fillette est allée dormir chez une amie de la victime.

Or, la mère n’est jamais allée chercher sa fille. Et le lendemain du meurtre allégué, Jean serait allé déposer sa voiture chez une cousine.

« Il a dit qu’il irait la récupérer le lendemain, mais il n’est jamais revenu, a expliqué Jacques Dagenais. Il n’est jamais retourné à son travail non plus. »

Quelques jours plus tard, Jean était au New Jersey, selon la théorie de la Couronne.

Poignardée

Sans nouvelles, ses proches ont contacté les policiers qui ont traité l’affaire comme une disparition jusqu’au 15 janvier 1996, quand le propriétaire de l’appartement du couple a découvert du sang dans le salon.

Les enquêteurs ont rapidement découvert le cadavre de la victime, enroulé dans un tapis et dissimulé au sous-sol.

Le corps de Juthlande Pierre avait été découvert plus de deux semaines­­­ après le drame en 1995, dans le sous-sol de la résidence familiale.
Photo d’archives
Le corps de Juthlande Pierre avait été découvert plus de deux semaines­­­ après le drame en 1995, dans le sous-sol de la résidence familiale.

« Le corps comportait des plaies faites au couteau et des signes d’étranglement », a expliqué le procureur.

Les policiers auraient vite appris que Jean était au New Jersey, sans pour autant le trouver jusqu’à sa demande de permis de conduire.

Le procès devrait durer plusieurs semaines. Jean est défendu par Patrick Davis.