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Grève des ingénieurs: face au «trafic monstre» qui attend les automobilistes, le gouvernement s’impatiente

Face au «trafic monstre» qui attend les automobilistes jeudi, Québec avertit ses ingénieurs que le conflit ne peut plus durer longtemps.
Photo Martin Chevalier Face au «trafic monstre» qui attend les automobilistes jeudi, Québec avertit ses ingénieurs que le conflit ne peut plus durer longtemps.

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Face au «trafic monstre» qui attend les automobilistes de Québec et Montréal, le gouvernement Couillard prévient ses ingénieurs que le conflit ne peut plus durer longtemps.

«Mon message aujourd'hui, c'est qu'on ne peut pas tolérer que ça dure indéfiniment», a affirmé mardi le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand.

Après 36 mois de négociations, la patience du gouvernement s’amenuise, mais Pierre Arcand refuse toujours d’évoquer publiquement une loi spéciale. «J'essaie de trouver les voies de passage, mais je dois vous dire qu'on est rendu à une finalité», dit-il.

Québec et ses ingénieurs maintiennent des positions inconciliables. L’Association professionnelle des ingénieurs du Gouvernement du Québec (APIGQ) demande 20% sur cinq ans afin de rehausser l’attractivité du secteur public face au privé.

Le gouvernement Couillard, lui, offre 9,15% sur la même période afin de respecter son cadre financier et par équité envers les autres employés de la fonction publique.

Congestion routière

Devant cette impasse, Québec ira de l’avant avec l’inspection, de jour, de 22 infrastructures routières, ce qui devrait causer de la congestion pour les automobilistes. C’est que les membres de l’APIGQ font la grève des heures supplémentaires et refusent de travailler le soir et la fin de semaine.

Dès jeudi, le pont Risi, qui surplombe la rivière Chaudière sur l’autoroute 73 à Lévis, verra une voie retranchée dans chaque direction pour une durée de trois jours ouvrables.

Le ministère des Transports annoncera sous peu à quel moment les infrastructures montréalaises seront inspectées.

À qui la faute?

Pourtant le Tribunal administratif du travail (TAT) a conclu lundi «qu'un délai de quelques mois n'est pas significatif» pour inspecter ces structures et que les «dates butoirs annoncées dans la requête ne le sont pas véritablement». «Bref, le caractère essentiel et urgent allégué n'est pas démontré», écrit le TAT dans un communiqué.

Les ingénieurs du gouvernement ont d’ailleurs accepté de procéder à des inspections spécifiques de nuit, ce qui limiterait l’impact sur la circulation. Mais le gouvernement insiste pour obtenir des inspections complètes.

«Ce n'est pas en inspectant un petit morceau d'une structure qu'on va me convaincre que l'ensemble de cette structure-là est encore dans un état idéal», dit le ministre des Transports, André Fortin.