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Le Polygraphe : Non, les femmes ne préfèrent pas les ginos

Le Polygraphe : Non, les femmes ne préfèrent pas les ginos

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Depuis les années 90, une rumeur persistante suggère que la gente féminine apprécie par-dessus tout les mâles de type «Gino». Fake news?

Le Polygraphe a voulu en avoir le coeur net.

Malgré la ténacité - et, ma foi, la crédibilité - de cette allégation, ils nous a été difficile de trouver des manuels de sociologie ou autres ouvrages savants abordant l’épineuse question. Aucun chercheur sérieux ne semble non plus s’être penché sur le penchant des femmes pour les Ginos.

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Avait-on affaire à une légende urbaine? Du folklore?

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir après des années de recherche que la source de cette polémique est un certain Marc Déry, chanteur et parolier du groupe Zébulon. Ce lanceur d’alerte à une époque où Edward Snowden était aux couches avait lancé le bal en 1994 avec le hit Les femmes préfèrent les Ginos.

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

 

Qui aurait pu croire que nous allions faire cette découverte en fouillant dans une pile de cassettes usagées dans une vente de garage plutôt qu’en poursuivant nos investigations en haut lieu? 

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hugo meurnier

 

Toujours est-il que cette découverte du rock québécois des années 90 nous a permis d’approfondir nos questionnements à savoir si les femmes préféraient ou pas les Ginos.

Après avoir consulté 22 femmes de secteurs d’emploi aussi variés que la gestion de communautés et les réseaux sociaux, nous pouvons affirmer que de 81% d’entre elles ne préfèrent pas les Ginos. Ni les machos, les camaros.

 

Nous nous sommes rendus compte que les «Ginos», pourtant très populaires vers la fin des années 80 et une portion des années 90, se sont évaporés au fil du temps.

Sans disparaître complètement toutefois.

Plusieurs Ginos auraient été remplacés par ceux qu’on nomme maintenant les douchebags. Sont-ils apparentés? Ont-ils existé à une période concomitante? Difficile à l’affirmer hors de toute doute.

Le département d'anthropologie du Polygraphe n’a toutefois pas réussi à déterminer si il y a un chaînon manquant transitoire entre les deux groupes.

Certains Gino auraient continué à vivre reclus dans des communautés éloignées où ils s’échangent des vêtements, huilent simultanément la carrosserie de leur décapotable, parlent des femmes de manière concupiscente et méprisante, bref perpétuent la tradition de Gino en Gino.

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Plusieurs coiffeurs et stylistes seraient déjà dans l’attente d’un retour en force du look «Gino».

“Nous sommes dans l’attente d’un retour en force du look «Gino»”, nous a d’ailleurs confié, sous le couvert de l’anonymat, un coiffeur de l’est de la métropole.

Est-il trop tôt pour parler d’un retour en force? Est-ce que les femmes vont préférer les Ginos pour vrai cette fois-ci? Marc Déry: devin ou faux-prophète?

Impossible pour le moment de tirer la moindre conclusion mais restez à l’affût, un Gino pourrait se cacher dans votre quartier.