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L’extrême gauche anti-québécoise

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On a beaucoup parlé de la manifestation de dimanche contre la haine, le racisme et l’extrême droite. Elle a d’ailleurs profité d’une couverture médiatique complaisante.

Mais un peu de rigueur aurait pu nous amener à parler d’une manifestation rachitique d’une coalition de groupuscules hypermédiatisés d’extrême gauche qui voient du racisme partout.

Si on avait pris la peine de décrypter la rhétorique de ces manifestants souvent encagoulés qui rêvent de faire sauter le système, on aurait compris qu’ils cultivent une vision paranoïaque de l’Occident.

Racisme ?

Ce sont des spécialistes de l’amalgame, comme on l’a vu lorsqu’ils ont mis la Charte des valeurs du Parti québécois et les outrances de Donald Trump dans le même sac.

De même, les manifestants étaient remontés contre la loi 62, adoptée par l’Assemblée nationale. Ils y voient aussi une manifestation de racisme. C’est une manie, chez eux. Sans surprise, ils rêvent d’abolir les frontières.

Faut-il aussi se surprendre que, dans l’esprit de cette manifestation, certains militants anticolonialistes autoproclamés se soient permis de vandaliser une statue de John A. Macdonald ?

Détail important : dans cette manifestation, les slogans en « bilingue » ou simplement en anglais étaient très nombreux, comme si le Québec français était une vieille affaire oubliée.

On a même pu voir une banderole qui réclamait pour le Québec plus de Omar Khadr et moins de Guy Nantel.

Québec

On a beau trouver injuste le traitement réservé au premier et avoir le droit ne pas apprécier l’humour du second, il n’en demeure pas moins que Khadr était un enfant-soldat de l’islamisme et que Guy Nantel est un humoriste qui ne s’en est jamais pris physiquement à personne.

Les Québécois francophones sont-ils de trop au Québec ? On les jugera toujours intolérants tant qu’ils n’accepteront pas de s’abolir comme peuple.

On fait désormais passer pour de la lutte contre le racisme la haine des Québécois et de leur nationalisme. J’y reviendrai demain.