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Notre juste part

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Dans un dossier publié hier, Le Journal révélait que Québec est la seule ville canadienne de plus de 500 000 habitants à ne pas avoir de projet de transport collectif structurant en chantier.

Pendant ce temps, Valérie Plante se fait élire à Montréal en promettant de créer la ligne rose.

On s’entend tous, c’est loin d’être fait, mais ça vient renforcer le rapport de force de la Métropole en vue d’obtenir les fonds pour le RMR et le prolongement de la ligne bleue. Les maires du 450 vont s’engouffrer dans la brèche pour qu’on investisse également dans les lignes jaune et orange.

Se tourner les pouces

Tout ceci survient alors qu’il n’y a jamais eu autant de fonds investis par le gouvernement fédéral pour le développement de telles infrastructures. Des villes de taille moyenne voient grand. Qu’il s’agisse de Surrey, de Hamilton ou de Brampton, on veut plus que des autobus rapides : on aura un système sur rail.

Pendant ce temps, à Québec, une ville pourtant beaucoup plus friande d’investissements publics que ce qu’elle veut bien admettre, on se tourne les pouces. Des années qu’on se demande de quoi l’avenir sera fait en matière de transport collectif.

Notre faute

Il est temps de prendre notre place et de faire en sorte que tant notre Métropole que notre Capitale obtiennent leur juste part d’investissements en transport collectif. Pourquoi nos impôts fédéraux ne serviraient-ils qu’à financer les projets albertains et ontariens ?

Notre défaut d’y parvenir, ce n’est pas la faute d’Ottawa. C’est la nôtre. Québec ne peut se vouloir grande et se contenter de petits projets.

Il est temps que nous allions chercher notre juste part. Il faut arrêter de procrastiner et de chercher des excuses. L’hiver existe ailleurs au Canada aussi.

S’assurer d’avoir de grandes ambitions, c’est la première étape pour en obtenir les moyens.