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Terrorisme : le procès beaucoup plus long que prévu

Terrorisme : le procès beaucoup plus long que prévu
Illustration AGENCE QMI, DELF BERG

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Le procès des deux jeunes montréalais accusés de terrorisme devait se terminer la semaine prochaine, mais il pourrait s’étirer jusqu’à la fin janvier, a annoncé le juge ce mardi.

«Je suis sûr que c’est un choc pour vous, mais c’est une situation hors de mon contrôle, a dit le juge Marc David au jury. Si vous n’êtes pas là, le procès va avorter.»

Les 12 citoyens responsables de juger Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali devront donc continuer à mettre leurs vies professionnelles en veilleuse pendant encore plusieurs semaines, même s’ils avaient été prévenus en septembre qu’ils pourraient retourner à leur vie normale en novembre.

«On a toujours procédé, on ne déborde pas par manque de vigilance ou de diligence», a toutefois rassuré le magistrat.

C’est que la preuve de la Couronne fédérale s’est avérée plus longue que prévu. Djermane et Jamali, 21 et 20 ans, sont accusés d’avoir tenté de quitter le pays dans le but de commettre un acte terroriste à l’étranger, d’avoir possédé illégalement une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste et enfin d’avoir commis des gestes au profit d’une organisation terroriste.

Depuis la semaine passée, le juge entend deux requêtes en dehors de la présence du jury.

«Ce sont des requêtes importantes qui demandent du travail», a expliqué le juge, sans donner au jury plus de détails.

Le jury a obtenu congé jusqu’à lundi prochain, le temps que le juge entende et tranche sur les requêtes. Une fois cette étape terminée, Djermane et Jamali devraient annoncer, par le biais de leurs avocats, s’ils comptent présenter une défense.