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Des policiers évacuent une quarantaine d’aînés des flammes

Les policiers Dave Ladouceur-Yanakis, Sophie Spénard, Sébastien Berthiaume, Guillaume Lemay-Lelièvre, Gabriel Côté-Gagnon, David Alexander, Jean-François Lacroix et Simon Fortin seront honorés jeudi pour leur intervention lors de l’incendie criminel de la Résidence Oasis à Terrebonne.
Photo Martin Alarie Les policiers Dave Ladouceur-Yanakis, Sophie Spénard, Sébastien Berthiaume, Guillaume Lemay-Lelièvre, Gabriel Côté-Gagnon, David Alexander, Jean-François Lacroix et Simon Fortin seront honorés jeudi pour leur intervention lors de l’incendie criminel de la Résidence Oasis à Terrebonne.

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Évacuer des aînées sur leur dos, se coucher sur une victime pour la protéger d’une pluie de tisons, en traîner une autre au sol pour l’extirper du brasier. Bravant les flammes, des policiers de Terrebonne ont sauvé la vie d’une quarantaine de personnes âgées coincées dans une résidence en flammes en juillet.

« Quand on est arrivés, il y avait de la boucane noire qui sortait des fenêtres. On s’est rapidement mis en mode solution », se souvient le sergent Sébastien Berthiaume.

Plusieurs policiers se sont précipités dans la Résidence Oasis pour évacuer les locataires, tous à mobilité réduite. Sans équipement de sécurité ni masque, les patrouilleurs peinaient à respirer au cœur de cet incendie criminel.

« Dès qu’on entrait, on ne pouvait pas avancer à plus de 10 mètres dans la bâtisse. À deux ou trois reprises, j’ai dû en prendre en poche de patates sur mes épaules pour les sortir. C’était plus rapide comme ça », explique l’agent Gabriel Côté-Gagnon, qui estime avoir effectué entre 8 et 10 allers-retours pour évacuer des aînés.

Incendie criminel de la Résidence Oasis à Terrebonne.
Photo d'archives
Incendie criminel de la Résidence Oasis à Terrebonne.

 

Ramper pour sauver

Son superviseur, Jean-François Lacroix, a lui aussi effectué plusieurs sauvetages. Croyant que tous les résidents avaient été évacués, il est sorti à l’extérieur pour reprendre son souffle. Puis, il a aperçu une dame en panique au deuxième étage, qui tapait à grands coups dans une fenêtre. Accompagné de l’agent Côté-Gagnon, il a dû ramper au sol pour aller la chercher, tant la fumée était dense.

« Elle était confuse, puis elle a perdu connaissance. J’ai dû la tirer par la cheville, toujours en rampant au sol », raconte le policier Lacroix.

À l’extérieur, les policiers Sophie Spénard et Dave Ladouceur-Yanakis, tentaient d’aider une nonagénaire, coincée au troisième étage.

« Grimpé dans l’échelle, j’essayais de l’aider à descendre, mais elle s’est coincé les jambes entre les barreaux », décrit le policier Ladouceur-Yanakis.

« Des tisons nous tombaient dessus, j’ai aussi reçu du goudron chaud sur la tête. J’ai essayé de faire un barrage avec mon corps pour protéger la dame âgée », ajoute-t-il.

Corniche en feu

Mais, à un moment, la corniche en feu s’est effondrée sur eux. Le policier a eu le réflexe de se lancer en bas de l’échelle, mais la dame est pour sa part demeurée coincée. Marcelle Magnan, 94 ans, a succombé à ses blessures.

« Quand j’ai su qu’elle était décédée, j’étais déçu. Mais j’ai quand même le sentiment d’avoir fait tout mon possible pour l’aider. Je n’aurais pas pu faire plus », dit l’agent Ladouceur-Yanakis, persuadé qu’il aurait pu y laisser sa vie.

Il a eu plusieurs blessures au deuxiè­me degré dans le dos. D’autres collègues ont aussi dû se rendre à l’hôpital après cette intervention héroïque.

Les policiers David Alexander, Simon Fortin, Alexis Duchesne-Hamel, Patrick-Aimé Laliberté et Guillaume Lemay-Lelièvre seront aussi récompensés pour leur intervention cette nuit-là.

HONORÉS POUR LEUR BRAVOURE

Jeudi, 48 policiers de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du Service de police de Montréal (SPVM) et d’autres corps de police municipaux seront honorés devant leurs pairs dans le cadre du Gala des prix policiers du Québec, à l’hôtel Marriott Château Champlain à Montréal. L’événement vise à souligner le courage, la persévérance et l’engagement des nominés lors d’une intervention d’envergure ou d’une enquête de longue haleine.

Saint-Bernard-de-Lacolle

Migrant sauvé du froid grâce à un policier

Un migrant qui est entré au Canada en cachette a failli mourir de froid l’hiver dernier. Le gendarme Bernard Vandal de la GRC a aperçu un homme, effondré près d’une clôture, le 5 mars dernier. Le migrant était désorienté et confus. Ses vêtements étaient complètement gelés puisqu’il était tombé à l’eau après de longues heures de marche. Le policier l’a donc emmené aux bureaux de la GRC afin qu’il reçoive les premiers soins. Les policiers étaient incapables de lui enlever ses vêtements tellement ils étaient gelés. Alors que le migrant reprenait connaissance, le policier Vandal a réalisé qu’il était diabétique. On s’est empressé de lui donner du sucre. Finalement, l’homme n’a pas eu à être amputé, malgré plusieurs engelures importantes. Il est toujours en attente du traitement de sa demande de statut de réfugié.

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Trois enfants sauvés de la noyade à Alma

Le 30 mai dernier, trois enfants ont été surpris par la montée soudaine des eaux après l’ouverture de vannes d’un barrage. Ils se sont retrouvés au milieu de la rivière La Petite Décharge à Alma. L’une des trois a réussi à rejoindre la rive par elle-même. Elle a aussitôt été prise en charge par un des policiers de la Sûreté du Québec arrivés sur place. Mais deux autres jeunes se trouvaient toujours en danger, à environ 150 pieds de la rive. Ils ont dû s’accrocher à un rocher pour ne pas être emportés par le courant. Puis, un des enfants a été emporté par les eaux. Un des agents, attaché à une ligne flottante, s’est alors lancé à l’eau, pendant que son collègue tenait fermement la ligne. En quelques secondes, il a rejoint les deux enfants et les a pris dans ses bras. Les policiers Éric Bernard et Éric Boily doivent être récompensés pour cette intervention jeudi.