/24m/job-training
Navigation

Pas de vacances pour les étudiants !

Shopkeeper at bakery working at cash register
ikonoklast_hh - stock.adobe.com

Coup d'oeil sur cet article

Véronique Champagne – 37e AVENUE

 

Le dernier examen passé, les étudiants québécois ne s’allongent ni sur le divan ni sur le bord de la piscine.

Selon Statistique Canada, en 2015, 55 % des étudiants à temps plein de 15 à 24 ans se sont déniché un emploi d’été au Québec. C’est la deuxième plus grande proportion au pays, tout juste derrière l’Île-du-Prince-Édouard (60 %).

Sans surprise, plus les étudiants sont âgés, plus ils ont tendance à profiter des vacances scolaires pour épargner (ou dépenser). Chez les 20 à 24 ans, le taux d’emploi monte à 73 %, contre 44 % chez les 15 à 19 ans. Les étudiantes sont aussi plus nombreuses à poinçonner durant l’été (60 % c. 55 % chez les garçons).

Ces données sont à peu près stables depuis 2005, démontrant une mince croissance, qui n’a rien à voir avec la progression enregistrée dans la décennie entre les années 1996 et 2006 (de 38 % à 52 %, pour le taux d’emploi estival des étudiants à temps plein de 15 à 24 ans au Québec). Vingt ans plus tard, la situation des étudiants québécois est en effet bien différente. On ne traîne plus de la patte en avant-dernière position, tout juste derrière Terre-Neuve : on offre des occasions d’emploi à nos jeunes, et ceux-ci les saisissent !

Comment dénichent-ils ces emplois estivaux ? En fait, nombreux sont ceux qui choisissent simplement de travailler plus d’heures pendant la belle saison ; au Québec, 44,7 % des étudiants de 15 à 24 ans à temps plein sont employés pendant l’année scolaire, un sommet au pays. Le secteur des services est populaire auprès des étudiants, mais plusieurs s’orientent aussi dans celui de la production de biens, comme la fabrication, la construction et l’agriculture. Rappelons qu’outre les bénéfices financiers évidents liés à l’exercice d’un travail rémunéré pendant l’été, il y en a d’autres, aussi importants, notamment la

responsabilisation, le développement d’habiletés sociales et de l’estime de soi ainsi qu’une meilleure compréhension de la valeur de l’argent.