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Un dur au cœur tendre

Jérémie Marcille (au centre), chef du restaurant Dur à cuire, avec Felix Forbes (à droite), sous-chef, et Jaelle Champagne (à gauche), aide-gérante, au restaurant.
Photo Agence QMI, Dario Ayala Jérémie Marcille (au centre), chef du restaurant Dur à cuire, avec Felix Forbes (à droite), sous-chef, et Jaelle Champagne (à gauche), aide-gérante, au restaurant.

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Ouvert il y a quatre ans, l’un des meilleurs restaurants « Apportez votre vin » de la province garde le cap ! Cette nouvelle visite me confirme que la qualité reste le leitmotiv de ce dur à cuir au cœur tendre.

Dur, car les gens ici travaillent fort pour satisfaire la clientèle fidèle, mais tendre, car le plaisir de faire plaisir est évident.

Style de restaurant

« Apportez votre vin » et du bon, car les plats proposés, surtout carnés, sont bien délicieux. Les cuisiniers se donnent beaucoup de mal pour apporter, dans chaque assiette, une originalité savoureuse. Menu « dégustations » possible, moyennant 15 $ avec un ajout d’amuse-bouches, trou normand et dessert inclus.

Décor et ambiance

Un aménagement simple et chaleureux. On s’y sent bien. Cuisine ouverte au fond, où l’on peut voir les cuisiniers s’affairer. Un restaurant sur la Rive-Sud très prisé par les petits groupes.

Clientèle

En tout temps, il est préférable de réserver, surtout avec les partys des Fêtes à venir. Vous êtes prévenus! Les clients sont principalement de la Rive-Sud, mais il est assez facile de partir de Montréal et de se rendre au Dur à cuire en 15 minutes. Stationnement aisé autour du resto, ça aussi, c’est un incitatif.

Le repas

Nous avons choisi le grand menu. En amuse-bouche, une belle huître avec un concassé de légumes marinés et une croquette de smoked meat. C’est un bon début : le salin de l’huître et des légumes marinés réveille les papilles gustatives. Le côté gras de la croquette et son assaisonnement invitent agréablement la suite du repas. Savoureux trou normand à la pomme entre les deux services.

Dattes Medjool farcies à la saucisse de Toulouse, mousse de foie de volaille, cresson, oignons marinés. Beaucoup d’audace et de technique. Du chaud, du froid, du sucré, du salé. Du croquant, du mousseux. Une mousse de foie sans être un crémeux aurait été mieux. C’était toutefois très bon. Boudin maison, mousseline de pommes de terre truffées et salade de pommes. Encore un siphon pour la mousseline, le nuage s’évapore rapidement... Le boudin est trop puissant en épices, surtout en clous de girofle et nous fait perdre la saveur du sang cuit. Trop d’épices tuent le goût. Short rib de bœuf laqué, pierogi au gouda fumé jalapeños, chimichurri. Le plat de la soirée, c’est vraiment une réussite ! Cuit comme il se doit, savoureux à souhait, la viande s’effiloche merveilleusement bien. Accompagné par deux pierogi volumineux et bien garnis. C’est riche, mais délicieux. Un joli plat qui mérite amplement ses quatre étoiles et plus. Spätzle, braisé d’agneau et champignons. Idem pour les spätzle. Toujours servis trop secs dans les restaurants. Ici, c’est onctueux, l’agneau braisé est savoureux. Un bel assemblage bien assaisonné, top! On se régale ! Poire pochée, crémeux au chocolat blanc, amandes, graham. La poire est bien cuite, le croquant aux amandes est bien fait, l’ensemble manque d’un peu de fraîcheur et le chocolat blanc manque de punch. Crémeux citron, noisettes caramélisées, foam pistache. Une vérine pour me réconcilier avec le genre. Celle-ci est parfaite, le mariage citron pistache fait mouche... Une vraie gourmandise !

Le service

Jeune, sympathique, charmant comme tout. On devine le plaisir au travail, c’est bien agréable.

 

Le Dur à cuire !

★★★★

Coup de toque

Un des meilleurs restaurants « Apportez votre vin » du Québec en entier.

Coup de torchon

Les entrées sont un peu onéreuses.

Combien ça coûte?

166 $ pour deux, taxes et service inclus, mais sans les vins.

L’adresse

Le Dur à cuire
219, rue Saint-Jean
Longueuil  J4H 2X4
Tél. : 450 332-9295