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«Mission accomplie»

Mikael Grenier sacré champion d’Europe au Super Trophée Lamborghini

Le pilote québécois Mikael Grenier (à droite) et son coéquipier Loris Spinelli ont été couronnés champions d’Europe de la Série Lamborghini Super Trofeo.
Photo courtoisie Antonelli Motorsport Le pilote québécois Mikael Grenier (à droite) et son coéquipier Loris Spinelli ont été couronnés champions d’Europe de la Série Lamborghini Super Trofeo.

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HOMESTEAD | Mikael Grenier et son coéquipier, l’Italien Loris Spinelli, ont été couronnés champions d’Europe vendredi au Super Trophée Lamborghini.

Détenant une mince avance de trois points au sommet du classement cumulatif avant les deux épreuves finales de la saison, disputées au mythique circuit d’Imola, en Italie, les partenaires de l’écurie Antonelli Motorsport se sont classés deuxièmes lors de la première course disputée en matinée, puis ont remporté les honneurs de la seconde quelques heures plus tard.

Cette victoire leur a assuré le titre de cette série monotype très relevée regroupant des modèles Huracan identiques.

« Je peux dire que c’est mission accomplie, a relaté le pilote de Stoneham-et-Tewkesbury, en entrevue téléphonique au Journal. Je suis très heureux de la tournure des événements, étant donné que c’était ma toute première saison dans cette série [communément appelée Lamborghini Super Trofeo]. Je ne peux demander mieux. »

Contre la crème de la spécialité

Le pilote de 25 ans a par la suite eu la chance d’affronter les meilleurs de la spécialité samedi et dimanche, à l’occasion d’une confrontation ultime à laquelle sont conviés les principaux animateurs des séries organisées non seulement en Europe, mais aussi aux États-Unis et en Asie.

Une première place au tableau cumulatif des deux étapes leur aurait permis d’obtenir le titre de champion du monde.

Après une deuxième position prometteuse samedi, les deux coéquipiers ont été pénalisés le lendemain, ce qui a ruiné leurs espoirs d’ajouter une autre couronne à leur palmarès.

« Je roulais au troisième rang quand j’ai été impliqué dans un accrochage, au septième tour, avec le détenteur de la quatrième place, Jonathan Cecotto, a expliqué Grenier. Les commissaires m’ont jugé responsable de l’incident et une pénalité de 20 secondes m’a été imposée.

« C’est dur à avaler. Sans cela, on aurait certainement pu se battre pour la victoire. »

Des essais en catégorie LMP1

Avant de rentrer à la maison au début de décembre, Grenier participera à deux journées d’essais à bord d’une autre Lamborghini Huracan, cette fois dans la catégorie GT3, au circuit italien de Cremona, mardi et mercredi, en prévision, espère-t-il, de sa participation à une saison en course d’endurance l’an prochain.

« C’est mon but, ajoute-t-il. Comme j’ai gagné le championnat au Super Trofeo, je ne serai pas de retour dans cette série en 2018. Je dois viser plus haut. »

Mais l’autre bonne nouvelle est que Grenier a aussi été invité, à sa grande surprise, à mener des essais privés ce jeudi, cette fois à la piste d’Aragon, en Espagne, à bord d’un bolide de la catégorie LMP1, engagée aux 24 Heures du Mans notamment.

Le pilote québécois n’a toutefois pas voulu trop s’étendre sur cette proposition qui n’est pas venue de Lamborghini.

« Je ne suis pas en mesure de vous dévoiler, du moins pour l’instant, l’identité de l’équipe [ou du constructeur] qui m’a contacté. Je peux cependant vous dire que je ne m’y attendais pas », a-t-il conclu.