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Petit deviendra grand

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Cette semaine est la Grande Semaine des tout-petits. Cette initiative, pour laquelle j’ai accepté d’être l’une des ambassadrices, en est à sa deuxième édition. Mais comme me disait un collègue cette semaine : « Ça mange quoi, en hiver, une semaine pour les 0-5 ans ? Pourquoi avoir besoin de souligner leur existence ou encore de leur consacrer une semaine ? » J’aurai le goût de dire parce que nous sommes en 2017, mais ce ne serait pas suffisant.

7 % de la population

Les tout-petits composent 7 % de la population québécoise. Ils sont donc nombreux, mais n’ont aucune voix officielle, sinon les quelques organismes et services éducatifs qui leur sont dédiés. D’ailleurs, à l’automne 2016 un sondage démontrait que seuls les parents d’enfants de 0 à 5 ans avaient un intérêt pour le développement des services à cet âge. Même les grands-parents ne semblaient pas du tout mettre la petite enfance en priorité alors qu’ils sont pourtant capables de constater l’importance de mettre l’accent sur le développement de nos tout-petits.

Devant ces constats, il est donc essentiel de rappeler l’importance de cette tranche de la population. Car, même si leurs parents se battent pour des services et des politiques englobantes, ils ont de la difficulté à surmonter le bruit ambiant. Pourtant, tout se joue entre 0 et 5 ans : le langage, le développement du cerveau, les habiletés sociales, les saines habitudes de vie.

Seulement 1 %

L’OCDE recommande de financer à la hauteur de 1 % du PIB les services éducatifs à la petite enfance. Nul besoin de rappeler que nous sommes loin du compte. Cependant, il faut calculer que ces investissements nous permettraient d’économiser sur des services d’interventions scolaires très coûteux. La Grande Semaine des tout-petits, c’est un beau moment pour rappeler l’importance de la sensibilisation pour sortir de la partisanerie les politiques consacrées à nos futurs citoyens.