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Une pièce à voir debout

Une pièce à voir debout
Photo courtoisie

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On a droit à un tout nouveau genre de mise en scène pour la création de la pièce Os, la montagne blanche, présentement à l’affiche à la Petite Licorne. Le metteur en scène Denis Bernard a choisi de retirer tous les sièges de la salle afin que les spectateurs assistent à la pièce debout, pour mieux s’intégrer au spectacle.

L’auteur et comédien Steve Gagnon a voulu transmettre son message sur le passage de l’enfance à la vie adulte sous la forme d’un monologue. C’est la forme théâtrale qui se joue, ces jours-ci, au Théâtre La Licorne.

« Je ne voulais pas de siège ni de décor », confie d’emblée le directeur artistique du Théâtre La Licorne, Denis Bernard, qui signe également la mise en scène. « La salle devient un espace, où nous sommes à la ­rencontre d’un public avec quelqu’un qui nous raconte une histoire. »

Celui qui interpelle son public avec son récit interprète plusieurs personnages. Il sera appuyé par deux musiciens, afin de créer une ambiance conviviale. « Les musiciens soutiennent formidablement bien le récit, souligne Denis Bernard. C’est cette musique qui nous traverse le corps qui devient en quelque sorte le décor et les accessoires. »

Bouleversement

La prémisse est celle d’un jeune archéologue, dans la mi-trentaine, qui voit sa mère mourir. « Il s’agit d’un deuil qu’il arrive difficilement à faire, révèle le metteur en scène. C’est pour lui un vide sidéral qui est provoqué. »

Bouleversement, perte de repères, incompréhension... Le jeune homme est incapable d’accepter cette réalité. Même l’amour de sa petite amie ne peut parvenir à apaiser ses tourments. À partir de là, il décidera de fuir en Colombie afin ­d’entreprendre des recherches archéologiques. Sur place, il croisera Edna, une jeune femme qui l’aidera dans ses fouilles archéologiques. Il y a fort à parier que ces fouilles se dirigeront davantage au cœur de sa propre vie, vers une quête intérieure personnelle, très profonde.

Prise de conscience

Plongé dans un ­tourment existentiel, ce ­récit aborde divers thèmes, dont ceux de la vie et de la mort. « Il s’agit aussi d’une pièce sur l’engagement », ­annonce le directeur artistique.

À l’instar de fouilles archéologiques, où l’on retrouve des ­ossements ­humains, la mort et la vie en viennent à se côtoyer.

Le courage, la lâcheté et le besoin de célébrer sont également d’autres sujets abordés. « Nous sommes dans un récit épique et humaniste, précise Denis Bernard. On rit, on pleure et si les spectateurs ont envie de bouger et de danser, ils auront la place pour le faire », ajoute-t-il en guise de conclusion.

Denis Bernard monte pour la ­seconde fois un texte de Steve ­Gagnon, auteur en résidence au Théâtre La Licorne. Il avait ­précédemment mis en scène la pièce Ventre, en 2013.

Os, la montagne blanche

  • Auteur et interprétation : Steve Gagnon
  • Mise en scène : Denis Bernard
  • Du 13 novembre au 1er décembre
  • Au Théâtre La Licorne (salle intime)