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Une prostitution de moins en moins visible à Montréal

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Des opérations policières comme celle qui a permis l’arrestation de l’ex-ministre Tony Tomassi ont permis de changer le portrait de la prostitution à Montréal.

Rappelons que vendredi soir, l’ex-député de LaFontaine a été arrêté dans Ahuntsic après qu’il eut sollicité des services sexuels à une policière qui se faisait passer pour une prostituée. D’autres clients ont également été interpellés et comparaîtront dans les prochains mois.

«De plus en plus, on voit que la prostitution a quitté la rue et se tourne vers des maisons privées ou des établissements d’hébergement comme des hôtels ou des motels. C’est de moins en moins visible pour les citoyens, dans la rue», explique le chef de la section Éclipse au Service de police de la Ville de Montréal, François Harrisson-Gaudreau.

Selon lui, de moins en moins de quartiers sont touchés par des situations d’offre de services en pleine rue. Ce résultat montre l’importance de poursuivre des actions lorsque de telles situations sont dénoncées par les citoyens et les élus, comme ce fut le cas dans Ahuntsic.

«Ce sont des comportements qui sont dérangeants. Dans notre société, il faut qu’il y ait une notion de vivre ensemble. Lorsque ça dépasse une certaine norme, il faut agir pour rétablir la tranquillité et la quiétude.»

Depuis 2014, il est interdit de solliciter des services sexuels.

Au SPVM, l’escouade de la moralité dépend maintenant de la section Éclipse. Des opérations comme celle de vendredi, où des agents se font passer pour des travailleurs du sexe, sont menées régulièrement, à la «demande des commandants des postes de quartier».

«Dans les situations où il y a réellement une problématique constatée, c’est-à-dire que ça vient déranger la tranquillité publique et à causer des incivilités dans un quartier, on est appelé avec les policiers d’un poste de quartier à mener des opérations», mentionne le commandant François Harrisson-Gaudreau.

«À ce moment-là, on a des agentes qui sont mises sur le trottoir afin de voir s’il y a réellement des gens qui viennent solliciter des services sexuels.»