/opinion/columnists
Navigation

Après l’austérité, un mince cadeau de Noël !

Coup d'oeil sur cet article

Je vous gage 200 piasses que le ministre des Finances, Carlos Leitao, va nous annoncer des baisses d’impôts, demain, lors de sa mise à jour économique. Un gros 4 dollars en moyenne par semaine par contribuable, tout juste de quoi se payer un demi-gramme de pot, notre nouvelle référence ! « Que voulez-vous, les temps sont durs ! Malgré cela, notre bonne performance économique et notre gestion serrée des finances nous permettent aujourd’hui de rendre aux Québécois... » Le ministre Leitao dira sans doute quelque chose du genre. Sans rire et sans même se rendre compte que, ce faisant, il nous prend tous pour des valises.

De la poudre aux yeux

Il faut avoir un compte aux Bahamas pour ne pas se rendre compte que tout a augmenté au Québec. Tout. Demandez aux familles et aux malades, qui sont ceux qui ont payé le plus l’austérité du gouvernement Couillard. Des bandelettes pour diabétiques à la couverture des médicaments, en passant par les loyers en CHSLD, les frais de garde en milieu scolaire et l’aide aux enfants en difficulté, Québec a passé la fourche à la grandeur pour ramener les comptes à zéro. Tant et si bien que notre cochon déborde. Évitons de tomber dans le panneau. C’est facile de couper à l’aveugle. C’est tout sauf de la bonne gestion. Certains prétendent qu’on ne pouvait prévoir une telle vitalité économique. C’est faux. L’augmentation des revenus d’impôts payés par les travailleurs était prévisible, tout comme l’actuelle pénurie de main-d’œuvre. On a trop pressé le citron du contribuable. Point.

Amnésie politique

M. Couillard se souvient-il d’avoir déjà milité pour « un répit pour le contribuable » ? D’avoir juré que « le manque à gagner [...] ne serait pas pigé dans la poche des contribuables » ? C’est un peu pénible, cette amnésie qui frappe les politiciens quand ils prennent le pouvoir. Faudrait leur suggérer de voir un médecin. Parlant d’eux, les médecins pourront lever leur verre de champagne à la santé de leurs collègues Couillard et Barrette. Pour eux, le père Noël est déjà passé. Que reste-t-il pour les autres contribuables ? Des miettes. Évitons, svp, de dire merci.