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«Ce n’est pas une belle période pour l’humour» - Louis-José Houde

Bien conscient que le monde de l’humour québécois traverse une crise majeure, Louis-José Houde offrira une série de spectacles à compter du 29 novembre à l’Olympia de Montréal.
Photo Jean-François Desgagnés Bien conscient que le monde de l’humour québécois traverse une crise majeure, Louis-José Houde offrira une série de spectacles à compter du 29 novembre à l’Olympia de Montréal.

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QUÉBEC | « Ce n’est pas une belle période pour l’humour, en ce moment », concède Louis-José Houde, à la veille d’entamer une série de quatre spectacles à guichets fermés à la Salle Albert-Rousseau, à Québec.

L’humoriste n’est « pas du genre à aller commenter pour ou contre sur Facebook », dit-il. Il s’était jusqu’à maintenant refusé à commenter les controverses des dernières semaines. En pleine promotion de Préfère novembre, son quatrième one-man show, dans la capitale, lundi, il a accepté de répondre aux questions du Journal.

« Je n’ai rien contre Juste pour rire, je n’y ai jamais eu d’expérience négative, affirme-t-il. J’ai toujours eu un excellent rapport avec les gens qui y travaillent. Mais j’ai mis mon nom au Festival du rire parce que j’ai des collègues qui ont une quête, ils ont ça dans le cœur, c’est viscéral et ils veulent faire ça à leur façon, maintenant », a-t-il dit.

« Ils m’ont demandé mon appui, je le leur ai donné. Il y a des gens que je respecte beaucoup, là-dedans­­­. J’essaie d’être solidaire. Moi, Martin Petit m’appelle, me parle de ça, et tout ce qu’il me dit est cohérent. »

Il précise toutefois qu’il n’y participerait pas nécessairement, puisqu’il ne se produit dans aucun festival depuis une dizaine d’années, « par choix », parce que, simplement, il aime moins ce type d’événements.

Liberté d’expression

Le débat sur la liberté d’expression a été relancé la semaine dernière, cette fois-ci avec Guy Nantel. Ce dernier s’est dit déçu de ne pas avoir l’appui public de ses confrères.

« Je comprends qu’il constate ça. Mais je ne l’ai pas vu, son spectacle, donc je ne peux pas savoir si je cautionne ce qu’il dit », a laissé tomber Louis-José Houde.

« Un show d’humour, il y a un ton, une ambiance, un rapport que tu crées avec le public après un certain temps. Je suis sûr qu’il n’ouvre pas son show avec ça, a-t-il ajouté au sujet du fameux numéro sur le consentement. Moi aussi, il y a des choses que je dis que je ne pourrais pas dire au début, ç’a été comme ça dans chaque tournée. »

Il souligne au passage que le milieu de l’humour a besoin de variété, et que le style de Nantel a sa place dans le paysage culturel.

Un spectacle attendu

Louis-José Houde effectuera sa première médiatique à Québec mercredi, et à Montréal la semaine prochaine. Son spectacle Préfère novembre est un des plus attendus cette année. Il avoue bien vivre avec cette pression.

« Pour vrai, ça fait juste du bien, confie-t-il. Je ne suis pas un insécure chronique, mais de savoir qu’il y a des attentes, je trouve ça rassurant. Mais c’est certain qu’après, il faut que tu livres. C’est pour ça que j’ai pris tout 2017 pour travailler sur le spectacle. »

Il revient avec une formule plus conventionnelle, « plus pop », dit-il, que dans son spectacle précédent. « J’aime jouer avec la structure. Les heures verticales était un spectacle assez compliqué. Là, c’est huit numéros sur huit sujets. C’est très dynamique, très rythmé », conclut-il.

Louis-José Houde est en spectacle à l’Olympia de Montréal du 29 novembre au 13 janvier 2018. Pour toutes les dates : louisjosehoude.com.