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Anthony Kavanagh est de retour

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Un mois après avoir reporté sa première montréalaise, en raison des divers scandales sexuels qui avaient éclaté dans le milieu culturel, Anthony Kavanagh a bien failli déplacer une fois de plus sa rentrée, mardi. Ayant été hospitalisé cette semaine pour une bursite, l’humoriste a heureusement pu donner son spectacle au Théâtre St-Denis. Et c’est dans une belle forme qu’il a retrouvé le public québécois.

Trop conceptuel

Anthony amorce son spectacle en « décédant » sur scène. L’humoriste passe ensuite les deux heures suivantes à s’adresser aux âmes (le public) qui doivent descendre sur terre. Bien qu’original sur papier, ce concept très théâtral alourdit malheureusement le spectacle. L’humoriste profite de cette idée pour faire un survol de la société, en riant des nombreux travers des êtres humains. Mardi, le public en redemandait. Mais on aurait préféré une mise en scène plus allégée et moins enfermée dans ce format.

Un vrai showman

Ce spectacle d’Anthony s’appelle Showman et il porte très bien son nom. En deux heures, l’humoriste nous présente son impressionnante palette de talents. Maniant le beatbox comme personne, le comique pousse un peu la chansonnette et livre une prestation énergique qui a toutefois manqué de rythme à quelques occasions. Parmi les fous rires, on doit mentionner son bout de Cœur de pirate avec une commande à l’auto du McDo.

Adaptation québécoise

Après avoir présenté Showman plus de 200 fois en Europe, Anthony Kavanagh a adapté son matériel pour le public québécois. Tout au long du spectacle, l’humoriste y place des références bien d’ici, comme pour vraiment démontrer qu’il est revenu de ce côté-ci de l’Atlantique. Même si ses allusions à Marc Bergevin et Chibougamau font bien rire, Anthony devrait mettre à jour son spectacle lorsqu’il mentionne Denis Coderre comme s’il était encore maire de Montréal.

Meilleures blagues

« Un humoriste, c’est un gars riche qui fait rire des pauvres. »

« J’en ai fait des trucs sur terre. J’ai joué à guichets fermés à LA, baby. Oui, L’Assomption. Gros hit dans une épluchette de blé d’Inde. »

« Dans la vingtaine, c’était moi le bon gars. J’attendais que les bâtards brisent les filles pour les consommer... les consoler ! »

« Je faisais aussi la première partie d’une chanteuse qui s’appelle Céline Dion. C’est une petite chanteuse. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue. Je pense qu’elle vend des sacoches. »

LE VERDICT

Anthony Kavanagh nous avait plus ou moins convaincus avec son dernier spectacle ... joue à domicile. Cette fois-ci, l’humoriste, nouvellement installé au Québec, nous démontre bien pourquoi il connaît autant de succès ici, comme en Europe, depuis 25 ans. Comportant plusieurs bons moments, ce spectacle fourre-tout est toutefois un peu difficile à saisir, tant il tire dans tous les sens.