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Une année faste

Tennis Canada dresse un bilan positif des 12 derniers mois

Tournoi de Wimbledon
Photo d'archives, Louis Butcher Félix Auger-Aliassime (à gauche) a poursuivi sa fulgurante ascension tandis que Denis Shapovalov a atteint le sommet.

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Si l’étoile d’Eugenie Bouchard a continué de pâlir en 2017, celle de Denis Shapovalov est apparue avec éclat dans le firmament, lui qui s’est hissé jusqu’au top 50 sur le circuit de l’ATP, tandis que les jeunes Félix Auger-Aliassime et Bianca Andreescu ont poursuivi leur belle ascension, ce qui a permis aux dirigeants de Tennis Canada de dresser un bilan fort positif de l’année qui s’achève.

Ce fut toutefois plus difficile du côté de Milos Raonic, qui a vu sa saison être gâchée par les blessures, glissant du 3e rang mondial au 24e échelon.

Louis Borfiga, vice-président responsable du développement de l’élite à Tennis Canada, a parlé d’une année incroyable au cours d’un point de presse qui s’est tenu jeudi au stade Uniprix.

«Ce fut plus que satisfaisant. On fait l’envie de plusieurs sports alors que 11 Canadiens, sept garçons et quatre filles, terminent l’année au sein du top 200 de l’ATP et de la WTA. C’est du jamais vu pour le Canada du côté de l’ATP. La nouvelle génération a frappé un grand coup. On parle de nos jeunes joueurs à travers le circuit mondial.»

Une invitation de Federer

D’ailleurs, Auger-Aliassime vient de recevoir une invitation pour s’entraîner en compagnie du grand Roger Federer le mois prochain à Dubai. Le Suisse invite de jeunes joueurs parmi les plus prometteurs.

«Roger a envie d’aider Félix à poursuivre sa progression. Ce sera une belle expérience pour un jeune de 17 ans, qui est pleine formation, a raconté Borfiga. Je suis très confiant en ce qui a trait à l’avenir d’Auger-Aliassime, qui a joué de malchance en se blessant à un poignet au milieu de l’été alors qu’il venait de remporter un tournoi du circuit Challenger à Lyon. Il est bien encadré avec un gars comme Guillaume Marx pour travailler à ses côtés.»

Un effet d’émulation

Borfiga croit que les éclatants succès de Shapovalov, qui n’a que 18 ans, auront un effet d’émulation parmi tous les joueurs canadiens, dont Auger-Aliassime. L’excellent entraîneur Martin Laurendeau continuera de travailler à temps plein aux côtés du jeune prodige. Shapovalov est le plus jeune joueur dans le top 100.

«Denis a mis de la pression sur Félix en devenant, au mois d’août dernier, le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre le carré d’as d’un tournoi du circuit Masters 1000 dans le cadre de la Coupe Rogers, a dit Borfiga. Shapovalov a réalisé tout un exploit en se hissant rapidement du 250e rang au 51e échelon et s’il parvient à demeurer dans le top 50 en 2018, nous serons fort satisfaits. La compétition est très forte à ce niveau.»

Auger-Aliassime est devenu le troisième joueur de 17 ans de l’histoire à conquérir plus d’un titre du circuit Challenger, se joignant ainsi à Richard Gasquet et à Rafael Nadal. L’athlète québécois a grimpé de plus de 400 rangs au cours de l’année.

Borfiga est aussi d’avis que l’émergence de jeunes comme Shapovalov et Auger-Aliassime sera bénéfique pour un vétéran comme Raonic.

«Une fois remis de ses blessures, je suis certain que Milos rebondira et qu’il voudra démontrer aux jeunes qu’il est toujours le «boss» au Canada, a-t-il avancé. Je m’attends à le voir remonter jusqu’au top 10.»

Andreescu, 17 ans, est devenue, quant à elle, la plus jeune Canadienne depuis 1988 à remporter un match du tableau principal d’un tournoi de la WTA, se rendant jusqu’en quart de finale à Washington.

La septième meilleure nation

«On savait que nos jeunes possédaient le talent, la détermination et la passion pour viser les sommets, mais ils ont certainement convaincu les derniers sceptiques en 2017, a souligné Borfiga. On a une belle profondeur. Avec nos sept joueurs qui se retrouvent parmi les 200 premiers au classement mondial, le Canada se situe au septième rang. On commence à concurrencer les meilleures nations. Et il y a nos quatre filles dans le top 200. Ça prouve que le système et la philosophie mis en place il y a dix ans fonctionnent bien. On récolte les fruits de tout le travail qui a été fait.»