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Transition énergétique : le Québec s’intéresse aux avancées dans des îles bretonnes

Transition énergétique : le Québec s’intéresse aux avancées dans des îles bretonnes
Photo d'archives, AFP

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Une délégation québécoise s’est rendue cette semaine sur l’île française d’Ouessant, au large de la Bretagne (ouest), intéressée par les actions engagées en faveur de la transition énergétique de ce territoire insulaire et isolé, a annoncé jeudi l’association Les îles du Ponant.

«On a vu ici (...) un dynamisme assez incroyable en matière de transition énergétique», a commenté auprès de l’AFP Jonathan Lapierre, le maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, un archipel de l’est du Canada, dans le golfe du Saint-Laurent.

L’édile québécois fait partie de la délégation de onze personnes en visite mercredi et jeudi à Ouessant dans le cadre d’une coopération entre «territoires insulaires et isolés engagés dans la transition énergétique et écologique».

«Échanger avec des communautés isolées qui vivent les mêmes réalités et enjeux que la nôtre, c’est extrêmement important», a-t-il souligné, précisant que, comme les îles finistériennes, les Îles-de-la-Madeleine étaient confrontées au réchauffement climatique et notamment à une augmentation du niveau de la mer et une érosion des berges.

Les îles du Finistère non raccordées au réseau électrique continental - Ouessant, Sein et Molène - sont engagées dans la transition énergétique depuis plusieurs années. En 2015, elles ont lancé un programme pilote sur les plans écologique et énergétique avec l’objectif à terme que leur électricité soit à 100% renouvelable.

Les actions mises en place sur les trois îles ont permis jusqu’à présent une diminution de la consommation de fioul de près de 400 000 litres par an, soit la consommation en fioul de Sein pendant un an, selon l’association Les Iles du Ponant, qui regroupe quinze îles de la Manche et de l’Atlantique habitées à l’année, mais non reliées au continent par un pont ou une route submersible.

Les Îles-de-la-Madeleine sont confrontées à une problématique similaire, n’étant pas non plus raccordées au continent. La municipalité qui regroupe la majeure partie de l’archipel et compte 13 000 habitants, produit actuellement de l’électricité via une centrale thermique diesel. Complètement dépendante des hydrocarbures, elle réfléchit aux mesures à mettre en place pour assurer sa transition énergétique et notamment la mise en place d’éoliennes.

Point d’orgue de la coopération tout juste entamée par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) et l’association Les îles du Ponant, un forum international sur les enjeux insulaires se déroulera aux Îles-de-la-Madeleine en 2018.