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Le pouvoir de longévité des chiens

Le pouvoir de longévité des chiens
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Qu’on le veuille ou non, on va tous vieillir, mais, soyons honnête, pas toujours en bonne santé ni en pleine forme. D’ailleurs, la maladie cardiovasculaire est la première cause de décès chez les Canadiens d’âge adulte. Et si je vous disais que le fait d’être le propriétaire d’un chien pourrait avoir un impact positif sur votre santé cardiovasculaire et votre longévité, me croiriez-vous ?

C’est un peu, ou en bonne partie, ce que rapporte une étude prospective d’envergure produite par un groupe de chercheurs suédois et récemment publiée dans la revue scientifique Nature (https://www.nature.com/articles/s41598-017-16118-6).

Bien sûr, ce n’est pas la première étude sur ce sujet et, d’ailleurs, l’American Heart Association s’est déjà prononcée en 2013 sur le lien très probable entre le fait de posséder un chien et la réduction du risque de maladie cardiovasculaire chez l’humain. Par contre, il faut dire que cette étude vaut la peine qu’on en parle, car elle a été réalisée sur pas moins de 3,4 millions d’adultes suédois entre 40 et 80 ans, sur une période de 12 ans (de 2001 à 2013). C’est la seule étude internationale du genre (sur les effets de la santé cardiaque chez l’humain et la possession d’un chien) ayant accès à un si grand nombre d’individus pour faire ces analyses. Impressionnant.

Les résultats positifs

De façon générale, l’étude démontre que le fait d’être un propriétaire de chien est associé à un risque moins élevé de mortalité générale (33 %), mais aussi de mortalité dû à une maladie cardiovasculaire (36 %). Bref, le fait d’avoir un chien semble diminuer significativement le risque de mourir d’un problème cardiovasculaire dans la population générale, peu importe le statut (homme ou femme, marié ou non, etc.)

Vivre seul avec son chien

Fait intéressant, le fait de posséder un chien semble diminuer plus significativement le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire chez les gens qui vivent seuls. Chez les gens vivant seuls, le fait d’avoir un chien diminue le risque de faire une « crise » cardiaque de 11 %. Les bénéfices qu’un chien peut apporter à tout propriétaire, mais, plus spécialement, aux personnes vivant seules sont évidents : le chien apporte une forme de support émotionnel à l’individu, augmente ses chances de rencontrer et d’interagir avec d’autres gens lors des promenades et, finalement, augmente aussi le niveau d’exercice quotidien de cette personne. Après tout, beau temps, mauvais temps, il faut bien sortir et marcher dehors avec Pitou au moins 2 ou 3 fois par jour !

Oui, mais, pourras-tu t’en occuper ?

Tout ça, c’est bien beau, mais n’allez surtout pas vous acheter un chien simplement pour vous donner de meilleures chances de survie dans le futur. Adopter un chien est un acte qui doit être réfléchi et longuement mûri, car vous devenez responsable de cet être vivant qui dépendra entièrement de vous pour une période de temps d’environ 14 ans. De plus, il faut savoir qu’avoir un chien, ça coûte cher. L’Association des médecins vétérinaires du Québec dans le domaine des petits animaux (www.amvq.quebec) a analysé les dépenses financières nécessaires à l’obtention d’un chiot et il faut savoir que celui-ci vous coûtera entre 2000 et 3000 $ en frais d’entretien au cours de la première année. Ceci inclut tout ce qui est nécessaire comme la nourriture, les accessoires, les soins vétérinaires, etc. Et vous pensez peut-être que ça s’améliore en vieillissant ? Pas du tout, car les frais d’entretien d’un chien adulte sont aussi estimés dans les mêmes chiffres, environ. Sûrement de quoi provoquer une vague de stress et des problèmes de pression chez certains d’entre nous.

Mon coup de cœur vétérinaire

Maya

Le pouvoir de longévité des chiens
Photo courtoisie

Âgée de cinq ans et sept mois, Maya est une chatte affectueuse à ses heures qui a besoin de perdre un peu de poids. Heureusement, elle est active et adore jouer ! Préférant être la reine du foyer, la belle Maya ne peut pas cohabiter avec d’autres animaux. Pour la rencontrer, merci de contacter la SPCA de Montréal à annexe@spca.com.