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Transport collectif: la course aux millions critiquée par le chef conservateur

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En visite à Québec, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a critiqué la méthode libérale qui force les villes à s’engager dans une course aux millions pour la construction d’infrastructures.

Andrew Sheer a brièvement rencontré vendredi, en privé, le maire de Québec Régis Labeaume, à l’hôtel de ville.

En entrevue au Journal, le chef du Parti conservateur a indiqué que les deux hommes ont discuté des enjeux de logements sociaux, d’itinérance d’immigration, de manque de main-d’œuvre ainsi que des projets d’infrastructure de la capitale nationale. Une rencontre de 30 minutes constructive, a indiqué le successeur de Stephen Harper.

M. Scheer a d’ailleurs critiqué l’approche de Justin Trudeau dans le dossier des infrastructures, soutenant que son système de distribution des enveloppes budgétaires était beaucoup trop centralisé et compétitif.

Le choix des villes et provinces

M. Scheer affirme que les projets d’infrastructure ne se concrétisent pas depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux de Justin Trudeau en raison de cette gestion qui serait défaillante.

«L’argent ne roule pas et les projets ne commencent pas. Justin Trudeau n’est pas capable de gérer le problème d’infrastructure», a-t-il indiqué. «Un gouvernement conservateur ne déciderait pas des projets.»

M. Scheer veut laisser le maire Régis Labeaume faire «ses choix» et marquer «ses priorités» pour les dossiers d’infrastructure.

«Nous respectons les compétences provinciales et municipales. On va travailler avec M. Labeaume et les ministres québécois pour assurer que les projets de mobilité puissent commencer», a certifié M. Scheer, soutenant qu’il s’agissait de la même logique pour le projet de troisième lien. «Mais, je suis ouvert au troisième lien», a-t-il répété.

Compétition

Au Québec, ce sont 5 G$ en transport collectif provenant du fédéral qui sont accessibles en ce moment. Les villes devront jouer du coude afin d’obtenir leur part du gâteau.

«Il est essentiel que le gouvernement fédéral investisse dans les infrastructures», a relaté le chef conservateur. «Ce n’est pas une province contre l’autre, mais une volonté d’être un vrai partenaire pour les projets importants (...) Nous sommes un parti de décentralisation. Nous n’aimons pas l’idée qu’Ottawa décide pour les villes», a-t-il souligné.

Selon lui, le gouvernement conservateur de son prédécesseur Stephen Harper assurait que le montant d’argent soit juste pour les provinces et les villes. «Même dans les provinces nous avions créé des enveloppes pour les plus petites communautés pour qu’ils aient la chance d’être acceptés.»

Ce qu’il pense...

  • Des gens de Québec:

«Les gens de Québec n’aiment pas les grands déficits et les problèmes avec les frontières.»

  • Du pot:

«Justin Trudeau a besoin de nouveaux revenus. Mais, toutes les responsabilités et les dépenses tombent entre les mains des provinces et des villes. Alors, il n’y a aucun sens que le gouvernement fédéral ramasse 50 % des revenus du pot.»

  • Des couteaux dans les avions:

«Il n’a pas expliqué la raison pour laquelle il a changé les règles. Je n’ai toujours pas le droit d’avoir une bouteille d’eau en avion, mais les gens sur le vol peuvent avoir un couteau.»

  • De la statue de cire de Justin Trudeau:

«Je ne l’ai pas vue en personne. Mais, je pense qu’elle donne la même qualité de réponses que le premier ministre actuel.»