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Une place de plus pour les minorités

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Valérie Plante a présenté la nouvelle présidente du Conseil municipal, Cathy Wong.

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Le choix de mettre Cathy Wong à la présidence du conseil municipal de Montréal apaise les critiques de l’opposition au sujet de la faible représentation des minorités visibles à l’hôtel de ville, mais il ne fait pas l’unanimité.

La mairesse Valérie Plante a présenté vendredi aux médias l’élue qui dirigera les débats au conseil de Ville. Cathy Wong, ex-présidente du Conseil des Montréalaises fraîchement élue sous la bannière d’Équipe Coderre, siégera dès lundi dans le grand fauteuil de la salle du conseil. Une première pour une femme.

L’arrivée de Mme Wong, 32 ans, à un poste de responsabilité de la récente administration tombe bien pour la nouvelle mairesse, critiquée en début de semaine pour ne pas avoir fait de place à la diversité culturelle au sein du comité exécutif.

Mme Plante assure que son choix a été guidé par les compétences et la valeur de Mme Wong et non par son origine ethnique.

Mais la nouvelle présidente du conseil municipal le reconnaît elle-même : « En me choisissant, il y a une prise de position de rendre la politique municipale plus ouverte et inclusive. »

Mme Wong renonce ainsi à participer au caucus du parti de l’Opposition officielle, mais demeure membre d’Équipe Coderre.

Le chef du parti, Lionel Perez, qui avait sonné la charge contre le manque de diversité dans l’administration Plante, se dit satisfait.

« Il faut souligner le fait qu’elle est issue de la diversité, dit-il. Ça démontre que l’administration Plante a entendu nos plaintes concernant cet enjeu. »

Voix en moins

Pour le chef de Coalition Montréal, Marvin Rotrand, le choix de placer Cathy Wong à la présidence du Conseil municipal est au contraire un nouveau coup porté à la représentation de la diversité culturelle.

« Comme je l’avais dit lorsque Frantz Benjamin a été nommé à ce poste il y a quatre ans, cela retire une voix aux personnes des minorités visibles », dit-il.

Le conseiller explique que le poste de président du conseil municipal est symbolique et éloigne l’élu du débat politique.

« La personne doit donner l’assurance aux autres élus qu’elle ne prend pas position sur les dossiers débattus au conseil, dit-il. Elle doit être presque invisible. »

M. Rotrand affirme qu’il aurait plutôt aimé entendre les idées nouvelles de Mme Wong.

Seuls 6 des 103 élus montréalais se disent issus des minorités visibles, qui représentent pourtant 33 % de la population de Montréal.