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Bernier est un immortel

L’ancien de l’Impact est intronisé au Temple de la renommée du soccer québécois

L’ancien capitaine de l’Impact a reçu un tableau commémoratif à l’effigie de son numéro 8, lors du Gala de la mi-temps.
Photo agence QMI, Joël Lemay L’ancien capitaine de l’Impact a reçu un tableau commémoratif à l’effigie de son numéro 8, lors du Gala de la mi-temps.

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Patrice Bernier est désormais une légende du ballon rond au Québec. Samedi soir, il a été intronisé au Temple de la renommée du soccer québécois dans le cadre du Gala de la mi-temps de la Fédération de soccer du Québec.

La reconnaissance arrive quelques semaines à peine après que le capitaine de l’Impact eut pris sa retraite. La Fédération a décidé de déroger à la procédure habituelle en n’attendant pas la période de cinq ans après la fin de sa carrière.

Voilà une mesure d’exception pour un joueur ayant connu une carrière exceptionnelle de 18 ans, qui a commencé chez l’Impact en 2000 et l’a mené en Allemagne, en Norvège et au Danemark avant de le ramener chez l’Impact en 2012.

Il est devenu le 54e intronisé et le premier joueur de l’Impact à recevoir l’honneur depuis John Limniatis, en 2009. Drôle de coïncidence, ce dernier était coanimateur du gala.

Bernier, qui est très humble de nature, a été flatté qu’on lui accorde un passe-droit.

« C’est spécial, c’est très gratifiant, parce que tu sens qu’on a tout mis de côté pour t’introniser avec des gens qui ont mis des années à travailler.

Ça finit bien mon année en sachant que ma place est très bien ancrée dans le soccer québécois et j’espère en voir d’autres avec moi. »

Le milieu de terrain regarde sa carrière et se dit que le petit gars de Brossard en a parcouru, du chemin.

« Tu joues pour performer et pour laisser une trace et tu réalises que ta trace est allée encore plus loin que tu pensais.

J’entre dans un cercle très restreint [...] et, en même temps, ça peut montrer aux jeunes qu’en travaillant fort et en faisant beaucoup de sacrifices, il y a une reconnaissance. »

Avec son père

En étant intronisé au Temple de la renommée du soccer québécois, Patrice Bernier rejoint son père, Jean, qui s’y trouve depuis 2004 dans la catégorie des bâtisseurs.

« Mon père rit tout le temps parce qu’il dit que quand j’étais petit, j’étais “le fils de Jean”, et maintenant il est “le père de Patrice”. »

Le numéro 8 parle avec beaucoup d’admiration de son paternel et de ce qu’il a réalisé pour faire avancer la cause du soccer au Québec.

« J’ai eu un père qui s’est investi beaucoup pour faire grandir et progresser le soccer à une époque où on n’en parlait pas beaucoup et on cherchait des terrains pour jouer.

J’ai vu mon père, nombre de fois, partir dans des rencontres et des comités où il passait des heures, et il m’a entraîné. De le rejoindre comme athlète, ça fait juste dire que toutes les heures qu’il a travaillées, ça m’a permis d’avoir une carrière. »

Un modèle

Quelques membres de l’Impact assistaient au gala, et Samuel Piette était l’un d’eux.

On pourrait presque dire que le milieu de terrain de 23 ans est le dauphin du vétéran de 38 ans.

« C’est un modèle, résume simplement Piette. C’est un très bel exemple et il n’y a pas de meilleure personne que lui pour avoir cet honneur.

Il fait sentir sa présence dans la communauté. C’est un modèle à suivre, c’en est un pour moi, en tout cas. »

Patrice Bernier a aussi été nommé joueur professionnel lors du gala de la Fédération.

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