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« J’ai acquis une maîtrise du minimalisme » – Louis-José Houde

« J’ai acquis une maîtrise du  minimalisme » – Louis-José Houde
Photo Jean-François Desgagnés

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Après vingt ans de carrière, Louis-José Houde veut encore évoluer. L’humoriste chouchou des Québécois est soucieux de ne pas s’asseoir sur ses lauriers et d’offrir à son public le meilleur spectacle possible. Reconnu pour ses textes d’une précision chirurgicale, il estime avoir appris à être encore plus concis cette fois-ci.

Son quatrième one-man-show, Préfère ­novembre, qu’il peaufine depuis deux ans, dure une heure et quart, un spectacle un peu plus court que ses précédents.

« Pour un show d’un gars qui parle tout seul, c’est assez, explique-t-il. J’ai vu des spectacles de mes idoles aux États-Unis [Chris Rock, Jerry Seinfeld], et après une heure et dix, je n’aurais pas souhaité qu’ils fassent un autre vingt minutes. C’est plus court, très rythmé, avec une structure un peu plus simple. »

Au fil des ans, il a appris à couper dans le gras. « Tu apprends à trimer dans le pas nécessaire, comme la joke qui fait rire huit gars dans la salle... c’est niaiseux ça. J’ai appris à couper des jokes que juste moi ­j’aimais, dit-il en riant. J’ai acquis une maîtrise du minimalisme. »

Sa tournée aussi sera plus concise. Il avoue aujourd’hui qu’il ne pense pas faire bien plus que 300 représentations pour Préfère novembre.

Chercher le sujet

Louis-José Houde a abordé l’écriture de Préfère novembre différemment. Plutôt que de chercher le sujet qui faisait rire, il a ciblé ce dont il avait envie de parler réellement.

Ainsi, il est question des femmes dans son spectacle, mais sous l’angle des mères monoparentales. Celui qui fait l’éloge de la lenteur a aussi quelques lignes sur ­l’homosexualité, les technologies et la mort.

« Quand tu fais le même show longtemps, il faut que tu dises des choses que tu penses vraiment, explique-t-il. J’ai repéré ce que j’avais envie de parler dans la vie sans que ce soit comique. Je me suis demandé, quand je soupais avec mes amis, quels étaient les sujets qui m’emportaient ? Au lieu de penser à la joke, j’ai pensé au sujet, sans volonté humoristique. »

Pas de cinéma cette année

Après Ça sent la coupe et De père en flic, Louis-José Houde, qui ne se concentre que sur un projet à la fois, n’a pas de projet de cinéma pour l’instant.

Il avoue avoir refusé un « très beau » ­scénario cet automne en raison de sa­ tournée, avec un pincement au cœur.

« Mais je sais que c’était la bonne ­décision. C’est important d’avoir le temps de le faire comme il faut, et pendant les spectacles, c’est difficile », dit celui qui ne sait pas non plus encore s’il sera animateur d’un 13e gala de l’ADISQ.

► La première montréalaise de Préfère ­novembre a lieu mercredi à l’Olympia.