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Le guerrier pacifique est de retour!

Dan Millman
Photo Kristin Hoebermann Dan Millman

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Dan Millman, ancien athlète champion du monde de trampoline et auteur du best-seller international Le guerrier pacifique, est de retour avec L’école de la vie, un traité de développement personnel qui fait le pont entre la vie de tous les jours et l’éveil spirituel.

Lors de sa publication, Le guerrier pacifique a changé la vie de milliers de gens à travers le monde en livrant différentes leçons de vie. Dans ce nouveau livre, Dan Millman raconte sa transition d’étudiant à chercheur, professeur et auteur. Il l’évoque à travers des récits de voyages initiatiques et les expériences transformatrices dont il était question à la fin du Guerrier pacifique – en l’occurrence celles qui le préparent à la mort, à la renaissance et à l’éveil spirituel.

« J’ai trouvé que le processus d’écriture en soi était source d’illumination, en transformant des intuitions à moitié formées en pensées claires », commente Dan Millman, en entrevue par courriel. « Mon premier livre semblait complet : il avait un début, un milieu et une fin (inspirante, m’a-t-on dit). Mais des pièces importantes du puzzle du développement personnel manquaient. »

« Ce que je veux dire par là, c’est que juste avant le chapitre final de mon premier livre, je faisais brièvement référence à des voyages autour du monde, mais je n’en révélais pas plus. Dix ans après la publication du livre, j’ai écrit Le voyage sacré du guerrier pacifique, en relatant mes expériences et mes impressions. Il a fallu que j’attende 37 ans après la publication de mon premier livre avant d’être prêt à raconter ces expériences qui m’ont préparé à la mort psychologique, à la renaissance et à l’éveil dont je parle à la fin du Guerrier pacifique. »

Dans L’école de la vie, le célèbre professeur d’université et conférencier complète donc son histoire. À travers ses récits de voyage, ses expériences et ses rencontres avec différents « guides », il s’est penché sur notre propre mortalité et sur l’immense pouvoir des paradoxes.

<i>L’École de la vie</i></br>
Dan Millman Éditions Un Monde différent, 336 pages
Photo courtoisie
L’École de la vie
Dan Millman Éditions Un Monde différent, 336 pages

Entre théorie et pratique

Lorsqu’on lui demande s’il est facile ou difficile de concilier la vie quotidienne et la grande quête spirituelle, Dan Millman répond ainsi : « Premièrement, j’ai observé que les athlètes pouvaient gagner beaucoup de sagesse et une connaissance viscérale sur des lois spirituelles (ou universelles) comme le Processus, l’Équilibre, le Lâcher-prise, l’Action, les Cycles et même l’Unité. Mais peu d’athlètes sont conscients de ce qu’ils ont appris parce qu’ils regardent aux mauvais endroits en gardant l’accent sur la compétition et la course aux points et aux records. »

« Bien des gens passent du temps à pratiquer une forme ou une autre de méditation, mais quand ils s’ouvrent les yeux, ils sont les mêmes types qu’ils étaient avant de s’asseoir et de méditer, parce qu’ils n’intègrent pas l’attitude de pleine conscience dans leur vie quotidienne. C’est un peu comme aller à l’église comme un saint tous les dimanches... tout en commettant des péchés le reste de la semaine ! »

« Le plus grand défi pour tout athlète méditant ou pour toute personne intéressée par la spiritualité est d’appliquer le même focus et la même pleine conscience dans leur vie de tous les jours que lors de leurs séances. Comme Socrate me l’a dit un jour : “La différence entre toi et moi, Dan, c’est que tu t’entraînes en gymnastique alors que moi, je m’entraîne en tout.” Je crois que c’est la clé de l’illumination : faire tous nos gestes quotidiens comme marcher, faire la vaisselle, se tenir debout, en étant dévoué à améliorer notre qualité de présence. »

Dan Millman

  • Ancien champion du monde, entraîneur, instructeur d’arts martiaux et professeur de niveau universitaire.
  •  Il est l’auteur du best-seller international Le guerrier pacifique.
  • Il a aussi écrit Le voyage sacré du Guerrier pacifique.

Faut-il penser à la mort ?

Dan Millman explique que la plupart des gens restent dans une position de déni face à la mort. « Un sage a dit que, pour une jeune personne, la mort n’est qu’une lointaine rumeur. Mais la dernière fois que je m’y suis intéressé, j’ai constaté que le taux de mortalité était constant... à 100 %. »

Il rappelle que tout être humain et toute créature vivante ont la mort comme trait commun. « La chose la plus importante à savoir au sujet de la vie... est qu’elle a une fin. Peu importe nos croyances au sujet de la vie après la vie ou la réincarnation, nous savons que notre corps se décomposera. Nous ne voyons pas en chair et en os ceux qui sont décédés. »

La mort, poursuit-il, donne du sens à la vie. « Dans un de mes ateliers, je demande aux participants de discuter avec un partenaire sur comment il allait se sentir s’il découvrait qu’il ne lui restait plus qu’une semaine... une journée... une heure... puis une minute à vivre. »

Pour lui, réfléchir à notre propre mort n’a pas à être une activité morbide ou triste. « En fait, ce peut être une activité qui devient source d’illumination, une manière d’apprécier chacune des plus petites choses qui nous rappellent que nous sommes un être humain vivant sur la planète Terre. En dépit de tous les défis de la vie, il faut en faire l’expérience. C’est à travers les joies et les difficultés qu’on apprend à se connaître soi-même, qu’on se relie de manière essentielle aux autres, et aussi à la Source de tout. »

Extrait

« Certains experts, ai-je expliqué, croient que la majorité des gens sont la plupart du temps dans un état de transe ou d’altération de la conscience – en regardant un film, en lisant un livre, en méditant. Nos ondes cérébrales varient constamment. Mama Chia, une femme dont j’ai fait connaissance à Hawaï, a utilisé la technique de l’entransement pour me guider dans des expériences visionnaires et me transmettre des leçons à un niveau plus profond que l’intellect. »Dan Millman, L’École de la vie, Éditions Un Monde différent