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Les cons, c'est par là, à gauche!

Les cons, c'est par là, à gauche!

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Un préjugé défavorable, largement répandu, voulait que les épais soient du côté de la Meute. Sans doute le résultat de maints reportages biaisés.

Mais à Québec, samedi, c’est la gauche immigrationniste qui a eu l’air d’une conne. Une conne hystérique et violente. Encore une fois.

Dansant autour d’un feu ou frappant un loup en peluche à coups de bâton; même les enfants étaient poussés à la bastonnade. Absolument méprisable.

Les cons, c'est par là, à gauche!
Photo Annie T. Roussel

Porte-parole télévisé des scouts de la révolution prolétarienne, Simon Pouliot, criait en sautillant : «Fuck la Meute, Fuck la Meute, Fuck la Meute»... Édifiant, vraiment.

Exemplaires à tous points de vue, les policiers de Québec et de la SQ ont fait une quarantaine d’arrestation. Des intellectuels sans doute, épousant le marxisme-léninisme avec couteaux, boules de billard, etc...

Du côté de la Meute, beaucoup moins d’énervés et d’énervement. On a vu une femme enguirlander la police mais, de toute évidence, la présence des médias à ses côtés lui avait donné de la voix.

Cette manif de la Meute n’avait pas d’objet précis. C'était une promenade sous la pluie mais un supplice pour les reporters affectés au trempage...

Expert de la perspicacité de masse, Sylvain Brouilette, un leader de la Meute, a dit à tous les micros que le «peuple» était là pour exprimer son mécontentement envers le gouvernement.

Quelques pancartes islamophobes dont certaines suggéraient d’interdire le niqab et la burqa tandis que d’autres proclamaient «la religion dans ton salon», etc. Drapeaux du Québec, des Patriotes, de la Storm Alliance et du Canada, tous mélangés et révélateurs de l’incohérence...

Les plus rigolos étaient dans l’autre groupe. La gogauche et ses «étudiants révolutionnaires», ses soi-disant «comités populaires» et autres habitués des manifs et des violences télévisées. Entre Omar Khadr et Guy Nantel, les barbus et les imberbes choisissent le premier...

Pour mener leur combat contre le nationalisme québécois, ils partent de Québec pour aller à Montréal où ils manifestent «contre la haine et le racisme» ou partent de Montréal pour faire patate à Québec...

À RDI vendredi, Simon Pouliot, porte-parole officiel des manifestants subventionnés, cachait mal les intentions de son groupe. «On refuse de condamner la violence parce qu’on la comprend», disait-il.

On l’a revu le lendemain, affirmer: «Je ne sais pas c’est quoi le Black Block»... Il a dû rire un bon coup en se revoyant à la télé...

Bien sûr, bien sûr, on ne sait jamais rien du Black Block. Comme on ne sait trop ce que ce type fout au Comité populaire Saint-Jean Baptiste, un organisme dit communautaire de Québec, subventionné depuis longtemps, comme plusieurs autres.

Les cons, c'est par là, à gauche!
Photo Guy Martel

On se demande bien ce qu'un «comité populaire» fout dans la galère identitaire puisque son mandat consiste à défendre les «droits» des locataires et de faire la promotion du logement social. Il y a manifestement détournement de mission et abus des fonds publics...

Mais pas la peine de demander aux fonctionnaires ce qui se passe, ils ne savent rien du fric qui percole de leur cafetière. On l’a vu avec la francisation des immigrants...

En fait, personne ne sait vraiment ce que mijotent, du lundi au vendredi..., les milliers de supposés «organismes communautaires» pendant que la majorité silencieuse travaille à payer son dû à l’État.

Ça devrait intéresser la Vérificatrice générale. Peut-être se rendrait-elle compte que le ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale, le guichet central du BS, ne sait pas, lui non plus, ce qu’il advient de ses millions.

En attendant le réveil du sous-ministre et de ses hippocampes, posons la question : jusqu’où faudra-t-il aller dans la violence organisée et dans les perturbations de la paix sociale avant que le Québec cesse de soutenir ces agitateurs?

Quand les «comités populaires» de Saint-Jean-Baptiste, de Sant-Sauveur, de Limoilou, d’Hochelaga-Maisonneuve et de Saint-Henri manifestent «contre la haine et le racisme», n'insultent-ils pas ceux qui les font vivre?

Les centrales syndicales, aussi riches que Trump, peuvent bien faire ce qu’elles veulent de leur fric et soutenir leurs manifs avec camions, pancartes et hauts-parleurs.

Il était d’ailleurs bien visible le camion de la CSN, l’autre jour, devant la manif «contre la haine et le racisme». Son petit drapeau bien en vue et son système de son égayant la maigre foule qui déambulait à Montréal, au grand bonheur des télés...

Mais le gouvernement, lui, doit-il pousser sa générosité jusqu’à l’absurde en subventionnant des agitateurs?

Les cons, c'est par là, à gauche!
Photo Annie T. Roussel

Si la réponse est oui, pour faire bonne mesure, et donner une chance égale à tous, il devrait subventionner La Meute.

La défense des droits ne peut pas être réservée à ceux qui sont favorables à l’abolition des frontières et aux accommodements religieux. Et à ceux qui sont contre la gentrification...

Ceux qui chérissent les us et coutumes du Québec traditionnel devraient pouvoir s’adresser au Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales, où transitent des centaines de millions.

Ils feront ainsi, et par l’absurde, la démonstration que les fonds publics ne sont pas toujours correctement dépensés...

Ceux qui font des cocoricos dans les micros, drapés dans la vertu et la «défense des droits», sont parfois des imposteurs. Étrangement, on ne s'intéresse plus à eux quand la manif est finie...