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Une autre course à oublier

Le Québécois Lance Stroll a été le dernier des pilotes à compléter le Grand Prix d’Abou Dhabi

Lance Stroll n’a pas apprécié ses contre-performances des deux derniers Grands Prix de la saison et veut savoir ce qui s’est passé.
Photo ATP/WENN.com Lance Stroll n’a pas apprécié ses contre-performances des deux derniers Grands Prix de la saison et veut savoir ce qui s’est passé.

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Les courses se suivent et se ressemblent pour Lance Stroll en F1.

Pour un deuxième Grand Prix consécutif, le jeune pilote québécois s’est classé dernier parmi tous les pilotes qui ont rallié l’arrivée.

Cette 18e place à Abou Dhabi, à un tour du vainqueur Valtteri Bottas, n’a rien de rassurant pour celui qui aurait souhaité mettre un terme à sa première saison sur une bonne note.

Et il n’a pas cherché les mots pour expliquer cette autre contre-performance, répétition de ses déboires connus deux semaines plus tôt au Brésil où son nom a aussi figuré au bas du tableau des pilotes à avoir terminé la course.

« Je déteste être négatif, a-t-il déclaré d’entrée de jeu. Mais rien, vraiment rien n’a fonctionné aujourd’hui. J’étais complètement perdu sur la piste.

« Jamais je n’ai été en mesure de tirer le maximum d’adhérence de mes pneus, de les maintenir à la température idéale pour rouler convenablement.

« Je veux maintenant savoir pourquoi tout a si mal été pour moi autant ce week-end à Abou Dhabi qu’au Brésil. Je suis perplexe et ne comprends pas. »

Le premier à s’arrêter

Qualifié au 15e rang, Stroll a pu progresser de deux places en début d’épreuve, mais ce fut, hélas, l’un de ses rares moments de réjouissance.

Sa bataille musclée avec Romain Grosjean (Haas) aura animé cette épreuve plutôt soporifique avant qu’au 11e tour, incapable de lui résister, il se fasse larguer avant d’effectuer la première de ses trois haltes au puits de ravitaillement.

Malgré des gommes toutes neuves, son rythme ne s’est pas amélioré. Au contraire, un deuxième arrêt lui a été nécessaire après que Marcus Ericsson, au volant d’une Sauber, la pire monoplace du plateau, se permette de le dépasser au 34e tour. Ultime affront...

Au passage suivant, le pilote montréalais est entré pour la dernière fois et son retour en piste lui a permis d’inscrire le sixième chrono le plus rapide en course au 52e des 55 tours. C’était toutefois trop peu trop tard. Le mal était fait.

Des coups d’éclat

« Je veux maintenant oublier ce qui s’est passé depuis deux semaines et penser à mes bons moments vécus à ma première saison », a-t-il raconté.

« Mon podium à Bakou et une place sur la première ligne au départ du Grand Prix d’Italie ont été mémorables pour moi, a-t-il renchéri. Tout autant que mes premiers points (2) inscrits devant mon public à Montréal. Quand je dresse mon bilan, je ne peux qu’être satisfait, même si je me croyais capable de faire mieux, surtout lors de la deuxième moitié du calendrier.

« Si j’ai un souhait, c’est de pouvoir améliorer, avoue-t-il, mon sort en qualifications. » Notre tableau prouve hors de tout doute qu’il a en effet peiné à cet égard.

Douzième au cumulatif

Stroll a été incapable de défendre sa dixième place chèrement acquise au classement cumulatif après le Grand Prix du Mexique [où il avait terminé sixième]. Il détenait alors une avance de quatre points sur son coéquipier Felipe Massa et de six aux dépens de Nico Hülkenberg. Mais tout s’est écroulé par la suite. C’est donc au 12e rang qu’il boucle cette première saison.

Le Brésilien, dont la carrière en F1 s’est terminée dimanche à Abou Dhabi, aura une nouvelle fois fait mal paraître son jeune partenaire en terminant dixième.

Mais à sa défense, Stroll aura été le seul pilote de l’écurie Williams à accéder au podium cette année, le seul de son équipe aussi à s’être élancé en première ligne au départ d’un Grand Prix.

N’oublions pas non plus qu’il n’est âgé que de 19 ans, alors que Massa, lui, en a 36, et que le Brésilien a mis un terme à une carrière de 269 départs en Grand Prix entamée en 2002.

Avantage Massa en qualifications

En F1, votre coéquipier est aussi votre plus grand rival. À sa première saison, Lance Stroll n’a réussi à devancer Felipe Massa qu’à deux reprises lors de la première ronde des qualifications (Q1), soit en Chine et en Italie. En Hongrie, il a été plus rapide que Paul Di Resta, qui avait remplacé le Brésilien, malade.

* Paul Di Resta a remplacé Massa avec un chrono de 1:19,868 Massa : 10 participations en Q3 (dernière ronde des qualifications regroupant les dix pilotes les plus rapides) ; en trois occasions, il a été éliminé dès l’étape initiale (Q1). Stroll : 2 participations en Q3 (Chine et Italie) ; en 12 occasions, il a été éliminé en Q1.
* Paul Di Resta a remplacé Massa avec un chrono de 1:19,868 Massa : 10 participations en Q3 (dernière ronde des qualifications regroupant les dix pilotes les plus rapides) ; en trois occasions, il a été éliminé dès l’étape initiale (Q1). Stroll : 2 participations en Q3 (Chine et Italie) ; en 12 occasions, il a été éliminé en Q1.