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La victoire de la justice ?

Les anciens Alouettes ont eu un gros mot à dire dans la conquête des Argonauts

105th Grey Cup Championship Game
Photo AFP L’ancien receveur de passes étoile des Alouettes, S.J. Green, est l’un des 11 anciens membres de l’organisation montréalaise à avoir contribué à la conquête de la coupe Grey par les Argonauts de Toronto, dimanche.

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OTTAWA | Durant la semaine de la Coupe Grey, plusieurs collègues ont mentionné que les Alouettes et non les Argonauts de Toronto allaient en finale contre les Stampeders de Calgary. C’était pour illustrer la quantité d’anciens membres de la formation montréalaise au sein des nouveaux champions de la Coupe Grey.

Dans les minutes qui ont suivi la victoire des Argonauts, on a vu plusieurs visages connus en train de célébrer avec le trophée emblématique de la LCF. Au total, c’est 11 anciens membres des Alouettes qui étaient sur le terrain de la Place TD.

Bien sûr, il y avait le directeur général, Jim Popp, l’entraîneur-chef, Marc Trestman, et le coordonnateur offensif, Marcus Brady. Puis, on a dénombré huit joueurs qui avaient déjà porté les couleurs de l’équipe de Bob Wetenhall. C’est énorme.

Pour deux d’entre eux, le triomphe contre les Stampeders de Calgary est le retour du balancier après la fin difficile de leur association avec les Alouettes.

Le premier qui nous vient en tête est S.J. Green. Après avoir été échangé pour des raisons financières et médicales, le demi inséré a connu une saison de rêve. Son genou ? Il n’a jamais été un facteur pendant l’année et ça n’a rien à voir avec la chance.

Green a confondu tous les sceptiques qui doutaient qu’il puisse revenir en force, à commencer par le directeur général, Kavis Reed. On ne veut pas mettre de pression sur ce dernier, mais les deux choix de repêchage obtenus dans la transaction devront être vraiment bons pour faire oublier le no 19 aux amateurs montréalais.

Bear Woods en est un autre qui doit être fier de ce dénouement. Le secondeur ne l’a pas eu facile après avoir été libéré dès le deuxième jour du camp d’entraînement des Alouettes en juin dernier. Pour lui, ce fut une claque en plein visage et la perte de plusieurs milliers de dollars.

Dimanche, en soulevant le précieux trophée, il a eu l’impression qu’il y avait une justice en ce bas monde. Et que le bien finit toujours par triompher, en bon catholique qu’il est.

Trestman et les émotions

Après sa sortie du terrain, Trestman a rencontré les médias pour parler de l’excellent match entre son équipe et les Stampeders. Fidèle à lui-même, il était peu expressif et les deux pieds bien ancrés au sol.

On aurait dit qu’il venait de remporter une partie de saison régulière !

« On avait un bon groupe de travaillants et de joueurs talentueux, a souligné Trestman. On a mis en place une vision et un plan détaillé qu’on a simplement essayé d’appliquer. On a bâti ce championnat une brique et une journée à la fois et ça a bien fonctionné. »

Pour l’Américain, cette conquête de la coupe Grey met un baume sur son passage difficile avec les Bears de Chicago et les Ravens de Baltimore dans la NFL. Ce furent quatre années parsemées d’embûches.

Ray de retour ?

Il y avait une question qui était sur toutes les lèvres après la rencontre. Est-ce que le quart Ricky Ray a disputé le dernier match de sa carrière ?

Ce serait surprenant. S’il revient, ce sera à Toronto et nulle part ailleurs. Pour le plaisir d’être dirigé à nouveau par Trestman et pour tenter de remporter une autre coupe Grey.

D’autre part, il pourrait aussi vouloir se retirer en pleine gloire. Le fait d’avoir souffert de plusieurs blessures importantes au cours des dernières saisons pourrait être un facteur dans cette décision.

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