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Tragédie de Lac-Mégantic: la section d'aiguillage avait subi un stress important, selon un expert

Lac-Mégantic
Photo d'archives

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SHERBROOKE - La section d'aiguillage de la voie ferrée au centre-ville de Lac-Mégantic a subi un stress important, principalement en raison de la vitesse à laquelle le train y est arrivé, soit 101 km/h, a expliqué, lundi, le témoin expert au procès des trois ex-employés de la MMA accusés en lien avec la tragédie ferroviaire du 6 juillet 2013.

Selon Stephen Callaghan, c’est ce qui explique pourquoi le train a déraillé.

M. Callaghan s'est rendu à la demande de la Sûreté du Québec sur les lieux de la tragédie le 11 juillet 2013. Sa tâche était d'assister les policiers dans leur enquête criminelle.

À la vue des citernes Dot-111 éventrés, il a mieux compris pourquoi les explosions avaient fait autant de ravages. Dans plus de 25 enquêtes auxquelles il a participé quand il était au Bureau de la sécurité des transports du Canada, il avait été déterminé que les Dot-111 n'étaient pas adaptés pour le transport de matières dangereuses.

Dans son rapport, il a aussi consigné le fait que quatre des cinq locomotives qui tiraient le convoi de 73 wagons-citernes remplis de pétrole, n'étaient pas conformes. Il a souligné un manque de rigueur dans l'entretien des locomotives.

Stephen Callaghan est le 27e témoin de la poursuite au procès de Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes la nuit du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.