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Une manifestation identitaire qui coûte cher aux contribuables, critique le maire

Une manifestation identitaire qui coûte cher aux contribuables, critique le maire
Photo Agence QMI, Guy Martel

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, peste parce que la manifestation du groupe populiste La Meute qui a eu lieu samedi coûtera au minimum 150 000 $ aux contribuables.

La manifestation du 20 août dernier au cours de laquelle La Meute et les contre-manifestants se sont affrontés a coûté aux contribuables 75 000 $ en heures supplémentaires et en organisation. «Ça va nous coûter au moins le double que ça nous a coûté la dernière fois», a évalué le maire de Québec, prédisant un montant plus élevé que 150 000 $.

Une dépense que déplore Régis Labeaume, pour une poignée de contestataires.

«On parle de 1000 personnes au total. On ne parlera pas d’une manifestation de masse», a affirmé le maire de Québec. Le petit nombre de participants démontre qu’il ne s’agit pas «d’une grosse mobilisation québécoise», a-t-il ajouté, critiquant l’argent que l’administration doit injecter en étant la scène de ce spectacle. «On les remercie de venir s’amuser à Québec, mais nous, ça nous coûte cher.»

Le maire de Québec en a profité pour narguer, un peu, les organisateurs et les participants.

«On avait les vertueux d’un côté. Sans doute des pacifistes, mais ils avaient des lance-pierres. De l’autre côté, on avait la quasi-milice», a décrit M. Labeaume. «Sûrement de l’enflure verbale, ils ont décidé qu’ils allaient débarquer le gouvernement et débarquer d’autres partis politiques. Ils ne se prennent pas pour des 7-Up "flats"».

Puis, le maire craint également que leur présence nuise à l’image de la ville de Québec.

«C’est très mauvais pour l’image de Québec. Pendant qu’ils viennent s’amuser, c’est nous autres qui payons et les payeurs de taxes de Québec qui paient», a-t-il soutenu.

Plusieurs groupes identitaires

Cette manifestation a été organisée par les groupes populistes La Meute et La Storm Alliance. Le premier groupe se définit contre l’islam radical et l’autre contre les migrants. Le groupe d’extrême droite Atalante, associé aux néofascismes, s’est également fait remarquer durant cette manifestation alors que les membres masqués, se tenant sur les remparts du Vieux-Québec, ont brandi une banderole qui indiquait: «le Québec au Québécois». Cet été, Le Journal avait révélé que Atalante avait ouvert un club de boxe identitaire privé dans la ville.

À la suite de son exposition, les membres du groupe se sont joints à La Meute et Storm Alliance pour le reste de la manifestation.

Quarantaine d’arrestations

Au total, 44 arrestations près de la colline Parlementaire ont été effectuées en marge de la manifestation de samedi. Ce sont majoritairement des contre-manifestants qui ont fait partie de la rafle policière. Ce groupe s’était présenté afin de contrer le message des groupes identitaires présents à Québec, qui contestent le projet de loi sur la neutralité religieuse du gouvernement Couillard.

Des armes blanches ont été saisies, ainsi qu’un lance-pierre avec billes de métal et des bouteilles de plastique contenant un liquide inconnu. Des manifestants masqués ont également refusé d’obtempérer devant l’Assemblée nationale, alors que les policiers avaient demandé une dispersion, ce qui a mené à 23 arrestations.