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Valérie Plante défend la composition de son comité exécutif

Valérie Plante
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Valérie Plante, mairesse de Montréal, lors de son premier conseil municipal, lundi

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MONTRÉAL – Valérie Plante a dû se défendre à plusieurs reprises lundi lors de son premier conseil municipal comme mairesse de Montréal, l’opposition l’accusant de ne pas représenter les diverses communautés au sein de son comité exécutif.

«L’administration n’a toujours pas compris le message sur les enjeux de la diversité et de la représentativité», a martelé le chef intérimaire de l’Équipe Coderre, Lionel Perez, lors d’une mêlée de presse. «Ça démontre un manque de sensibilité et de compréhension des enjeux », a-t-il ajouté.

Valérie Plante a dû fournir des explications quant à l’absence d’un responsable de la communauté anglophone au sein de son comité exécutif. «Nous sommes plusieurs à pouvoir parler pour les anglophones et les allophones. Plusieurs personnes parlent l’anglais, le français, et d’autres langues», a-t-elle indiqué, en précisant que le conseiller associé aux services aux citoyens et à la mobilité Craig Sauvé est anglophone. Le conseiller associé à la sécurité Alex Norris est aussi anglophone et la responsable de la diversité montréalaise et de l’habitation Magda Popeanu est d’origine roumaine.

La mairesse a aussi été questionnée sur l’absence d’une personne responsable du statut de la femme au sein du comité exécutif. Cette dernière a rappelé qu’elle mène depuis longtemps un combat pour améliorer la place des femmes en politique. Elle est la première mairesse à la tête de Montréal et a nommé vendredi la conseillère Cathy Wong présidente du conseil municipal, un poste occupé pour la première fois par une femme.

La mairesse a ajouté que c’est Rosannie Filato qui s’occupera des enjeux liés à la condition féminine. Cette dernière a toutefois été présentée comme responsable «du développement social et communautaire, de l'itinérance, de la jeunesse, des sports et loisirs» lors du dévoilement du comité exécutif la semaine dernière.

Valérie Plante s’est aussi défendue sur la question de la représentation de la communauté autochtone, affirmant avoir l’intention de mentionner en début de chaque séance du conseil municipal que les élus se trouvent en territoire autochtone non cédé.

Lionel Perez a présenté de son côté lundi son cabinet fantôme monstre composé de 26 membres qui agiront comme porte-paroles dans divers dossiers. Les élus Alan DeSousa, Frantz Benjamin, Abdelhaq Sari, Nathalie Pierre-Antoine et Aref Salem sont issus des minorités visibles.

Le comité exécutif de la nouvelle mairesse compte, de son côté, 13 membres et cinq conseillers associés.