/news/society
Navigation

Gros manque dans les usines de viande

Aliments Asta et Viandes du Breton sont loin de combler tous les besoins de travailleurs pour leur production

pénurie de main-d'oeuvre
Courtoisie Au moins 30 postes sont à pourvoir à l’usine d’abattage et de transformation du porc Aliments Asta de Saint-Alexandre, malgré la présence de plusieurs Philippins.

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-ALEXANDRE-DE-KAMOURASKA | Une usine d’abattage et de transformation du porc du Bas-Saint-Laurent aurait besoin de personnel même si elle engage une cinquantaine de Philippins, le maximum que lui permet Ottawa.

Les Aliments Asta auraient besoin d’au moins 30 personnes de la réception à l’expédition, en passant par l’abattage et la découpe, pour sortir la production désirée sans compromis, évalue Édith Laplante, directrice des ressources humaines.

Son équipe essaie constamment d’être créative, surtout depuis deux ans, alors que la difficulté à recruter s’est accentuée.

L’usine a embauché 51 Philippins, mais ne peut plus recruter à l’étranger puisqu’elle a atteint la limite maximale de 10 % de travailleurs étrangers imposée par le fédéral.

L’entreprise a été l’une des premières au Bas-Saint-Laurent à faire appel à cette main-d’œuvre en 2012.

Permanents

« On a 10 Philippins qui ont obtenu leur statut de résident permanent. On demande au gouvernement fédéral d’augmenter la limite de 10 % de travailleurs étrangers et d’accélérer le processus de statut permanent », dit Édith Laplante, qui voit en l’immigration une solution efficace à la pénurie.

« On envisage aussi la robotisation et l’automatisation, mais ça a des limites dans les opérations de transformation de la viande », ajoute la directrice des ressources humaines.

L’entreprise, qui est un grand exportateur, se dit préoccupée et y voit un obstacle à ses projets de développement. Mais elle garde le moral et espère des changements.

L’usine de transformation Les Viandes du Breton à Rivière-du-Loup a aussi des postes à pourvoir.

Si on dit privilégier l’embauche locale et le référencement par des employés déjà dans l’entreprise, la direction a aussi décidé de se tourner vers les travailleurs étrangers.

« Avec la situation actuelle de plein emploi, nous avons aussi choisi d’engager des travailleurs étrangers pour une période d’un an. Ça soutient notre croissance, ça permet une meilleure stabilité dans les équipes de travail et ça développe un lien tangible entre les gens et les cultures », souligne Valérie Bossé, directrice des ressources humaines pour Les Viandes du Breton.

Pas moins de 18 Guatémaltèques y travaillent depuis août dernier. D’autres travailleurs étrangers se joindront aux équipes en 2018.