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La rédemption grâce aux séries

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Chaque année, les séries éliminatoires de la MLS se révèlent une boîte à surprise. Pour les favoris, rien n’est garanti.

À ce titre, l’Impact en est un bon exemple. L’an dernier, le Bleu-blanc-noir avait flirté avec la finale malgré une saison régulière plutôt moyenne.

En fait, une équipe peu très bien terminer la saison en quatrième ou cinquième positon et créer la surprise à la fin de l’année et trouver un peu de rédemption.

Encore cette année, Houston et Columbus éprouvent cette théorie en trouvant une place en demi-finale après avoir accédé au tournoi par la peau des dents.

On attendait le NYCFC, Portland ou encore Vancouver, mais cette compétition automnale ne pardonne aucun faux pas. Pour se rendre jusqu’au bout, il faut savoir arriver en fin de saison à plein régime.

Reste tout de même dans cette compétition les champions de la saison régulière, le Toronto FC, et les champions en titre, les Sounders de Seattle.

Les matchs retour sont programmés pour demain et jeudi soir.

La revanche ?

Pour moi, il n’y a aucun doute qu’on se dirige vers la même finale de l’an dernier entre Toronto et Seattle. Même si ça fait sûrement mal aux partisans de l’Impact, je souhaite que ce soit l’équipe canadienne qui remporte la coupe MLS.

Ce serait l’apogée d’une magnifique saison de la part des « Reds », qui ont réédité le livre des records du circuit Garber.

Mais rien n’est acquis pour le TFC, il ne faut pas s’enfarger dans les fleurs du tapis. Les hommes de Greg Vanney doivent se concentrer d’abord sur le Crew de Columbus avant de penser à une revanche face aux représentants de l’ouest. Avec les retours au jeu de Sebastian Giovinco et Jozy Altidore, ils sont en bonne posture.

Pour atteindre ce niveau d’excellence, le TFC a dépensé beaucoup d’argent et a surtout maintenu son plan d’action sur deux ou trois saisons.

Pour l’Impact, leur contrepartie ontarienne est un bon exemple à suivre. Pour atteindre les sommets de ce championnat, il faut se donner les outils.

Houston et Columbus sont aussi d’autres exemples pour le XI montréalais. Leur gestion est bien différente l’une de l’autre, mais ces clubs donnent espoir aux plus petits marchés et aux équipes qui se qualifient en séries par « la porte d’en arrière ».

La révolution commence

À mon avis, l’Impact a pris un pas dans la bonne direction en engageant un entraîneur d’expérience comme Rémi Garde. En fait, il est le candidat avec le meilleur CV jamais embauché par le Bleu-blanc-noir.

Déjà, à ce qu’on entend, la révolution est en train de s’opérer au sein du club. Ce qu’on peut anticiper, c’est que le personnel technique et le groupe de joueurs auront une saveur plus européenne la saison prochaine. Le recrutement semble se concentrer sur le Vieux Continent, spécialement en France, où Garde a ses entrées.

Quel visage prendra le XI montréalais après ce lifting imposé par l’ancien Lyonnais ? Nul ne peut le dire pour l’instant, mais comme toute opération délicate, il faudra ne pas lésiner sur les moyens.

Parce que j’insiste, les deux équipes les plus talentueuses encore en lice en séries éliminatoires, Toronto et Seattle, n’ont pas peur de dépenser. Le résultat ? Elles offrent peut-être le niveau de jeu le plus élevé et ont une profondeur qui leur permet de passer à travers certaines tempêtes.

Laissons à Garde le temps d’opérer le patient. Nous aurons une meilleure idée au début de 2018.