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Le ciel s’éclaircit pour les producteurs de porc du Québec

Plusieurs marchés à l’étranger offrent des perspectives intéressantes

diarrhée porcine
Photo d'archives Selon David Duval, président des Éleveurs de porc du Québec, la filière est mobilisée autour d’un projet économique de 1 G$ d’investissements sur 10 ans. L’industrie porcine a présentement le vent dans les voiles.

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Après avoir connu le creux de la vague, Les Éleveurs de porcs du Québec anticipent un retour à un niveau de production comparable à celui de 2008.

Cela représenterait une croissance de 11 %, avec une production annuelle de 7,8 millions de porcs.

Plusieurs marchés comme la Chine offrent des perspectives intéressantes. Bien que les États-Unis demeurent le principal client, la Chine et le Japon représentent plus de 40 % des exportations québécoises.

La viande de porc est la principale source de protéine dans le régime alimentaire chinois. En Chine, la consommation de porc a atteint 30,8 kg/personne en 2016, alors qu’elle était à 17,4 kg/personne au Canada.

Le prix est le principal facteur à l’origine de la consommation de porc, qui a toutefois connu une hausse.

Le Canada est loin d’être le seul pays à convoiter ce marché. L’Allemagne est le principal exportateur de porc en Chine, suivi par l’Espagne et les États-Unis.

Selon Yu Ping, président et fondateur de Tianzow Breeding, la Chine a importé 1,6 milliard de tonnes de porc en 2016, contrairement à 780 millions en 2015.

Les défis de la Chine

À l’heure actuelle, il se consomme plus de porc en Chine qu’il s’en produit, ce qui ouvre la porte à des opportunités d’affaires pour les producteurs d’ici, qui étaient nombreux à participer, mardi, à l’événement Le Porc Show, présenté à Québec.

« La Chine n’arrivera jamais à combler ses besoins de consommation uniquement sur son territoire », a fait part David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec.

C’est que le Dragon Rouge fait face à un important défi de biosécurité qui a forcé la fermeture de plusieurs fermes de petite taille ces dernières années.

« Ils font sécher leurs grains sur les autoroutes parce que c’est noir et que ça sèche plus vite. Au niveau de la salubrité, ils ont des croûtes à manger. Ça va trop vite », a indiqué M. Duval.

Près de 70 % de la production québécoise est exportée, pour une valeur de 1,6 G$ annuellement.

Consommation en hausse

La consommation de viande porcine devrait augmenter de 9 % à l’échelle mondiale d’ici 2026. Selon M. Duval, les producteurs sont prêts à aller plus loin en procédant à des investissements pour améliorer leur productivité, pourvu qu’ils obtiennent le soutien du gouvernement du Québec, lequel devrait se confirmer dans la Stratégie bioalimentaire, attendue d’ici quelques mois.