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Un élève de 3e année avec deux couteaux à l’école

Un père déplore que la direction n’ait rien fait pour rassurer les parents

Hossein Shekari affirme avoir trouvé ce long couteau dans le casier d’un élève qui intimidait sa fille. Il allait rencontrer la directrice de l’école parce qu’un autre couteau avait été confisqué à cet élève la veille.
Photo Vincent Larin Hossein Shekari affirme avoir trouvé ce long couteau dans le casier d’un élève qui intimidait sa fille. Il allait rencontrer la directrice de l’école parce qu’un autre couteau avait été confisqué à cet élève la veille.

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Un élève de troisième année d’une école primaire de Laval a été suspendu pour une période indéterminée après avoir apporté deux couteaux dans l’établissement, dont l’un est long d’une trentaine de centimètres, ce qui inquiète plusieurs parents.

« Imaginez si le jeune s’était fait gronder et qu’il s’était fâché. Il aurait pu aller chercher le couteau », s’inquiète le père d’une élève de 8 ans, Hossein Shekari.

Ce dernier dit avoir appris jeudi dernier qu’un enfant qui avait intimidé sa fille par le passé s’était présenté à l’école avec un couteau dans son sac à dos.

Hossein Shekari
Photo Vincent Larin
Hossein Shekari

Préoccupé par l’incident, M. Shekari rapporte avoir tout de suite contacté la directrice de l’école Père-Vimont. Celle-ci lui aurait confirmé que l’élève avait été rencontré, sans plus de détails.

Le père de famille s’est donc rendu à une rencontre parents-professeurs qui avait lieu le lendemain, dans l’espoir d’avoir des réponses à ses questions. En attendant dans le couloir, il a ouvert le casier de l’élève qui avait intimidé sa fille et y a trouvé, soutient-il, un autre couteau d’une trentaine de centimètres. Stupéfait, il a photographié l’arme blanche.

« Comment ça se fait qu’ils me disent avoir rencontré l’élève, mais qu’ils n’aient même pas fouillé son casier et que ce soit moi qui y trouve un couteau de boucher ? », s’insurge-t-il.

L’école n’a rien fait pour rassurer les parents, selon M. Shekari, qui a contacté lui-même les policiers.

La police de Laval confirme qu’un dossier a été ouvert, mais ajoute qu’il est maintenant clos et que les informations ont été transmises à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Trop jeune pour être arrêté

L’enfant est si jeune que les policiers ne pouvaient entamer de démarches judiciaires à son endroit, explique l’agente Évelyne Boudreau.

Selon le Code criminel, seul un jeune de 12 ans et plus peut faire face à des accusations.

Le directeur des communications de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Jean-Pierre Archambault, confirme que deux couteaux ont été confisqués à l’élève en question.

L’école n’avait rien fait

« Ça nous préoccupe énormément. L’important, c’est la sécurité des élèves », soutient M. Archambault.

Il admet que l’incident n’a pas été communiqué aux parents le jour même ni le lendemain, mais affirme que la direction de l’établissement n’a pas agi de mauvaise foi.

L’enfant doit pouvoir retourner à l’école, mais la CSDL cherche une solution pour qu’il ne récidive pas, ajoute M. Archambault.

« Ce sont des dossiers qui peuvent paraître bien simples, mais il faut s’assurer de parler à tous nos partenaires, dont les services sociaux et la police, pour s’assurer de trouver une solution durable », explique-t-il.

Pour M. Shekari, ces réponses restent insuffisantes.

« Mettez-vous à la place de ma fille, qui doit retourner à l’école alors que l’élève pourrait être réintégré dans l’école ! C’est juste inacceptable », dit-il.