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Une actrice d’ici charme la Corée en portant la flamme olympique

Ariane Desgagnés-Leclerc est bien intégrée dans son pays d’accueil, elle qui a porté la flamme olympique hier.
Photo Courtoisie Ariane Desgagnés-Leclerc est bien intégrée dans son pays d’accueil, elle qui a porté la flamme olympique hier.

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Une actrice originaire d’Abitibi a séduit la Corée du Sud en portant la flamme des Jeux olympiques qui auront lieu à Pyeongchang en février.

Ariane Desgagnés-Leclerc est originaire de Rouyn-Noranda et parle couramment le coréen, le mandarin et le japonais.

 

Elle est actrice depuis quatre ans en Corée du Sud et a eu la chance de transporter la flamme olympique sur un tronçon de 200 mètres hier.

Contrairement à plusieurs autres porteurs qui sont souvent timides, elle a surpris par son dynamisme. Elle s’est amusée avec la foule.

«Les gens qui portent la flamme sont souvent intimidés parce qu’on court derrière genre 40 caméras. Mais j’étais là pour représenter le Canada en Corée alors j’en ai profité pour faire participer la foule. Il faisait froid, alors ils étaient très courageux d’être là et il fallait les faire bouger», a-t-elle dit.

À mi-parcours, elle s’est mise à crier en français. «Au Canada, vous avez une Québécoise qui court pour les Olympiques. (...) Salut! Salut la gang au Québec», a-t-elle scandé.

En demande

À seulement 29 ans, Ariane Desgagnés-Leclerc détonne dans le paysage télévisuel coréen. Les femmes occidentales sont en demande et le fait qu’elle parle coréen lui apporte plusieurs contrats puisqu’elle n’a pas besoin de traducteurs comme la plupart des autres actrices occidentales dans le pays.

Elle anime actuellement trois émissions de voyage différentes, ce qui lui permet de voyager partout dans le pays.

«J’ai appris le coréen par intérêt pendant que j’étudiais à l’Université McGill. J’ai aussi appris le mandarin à l’Université et j’avais pris un cours de lecture en japonais. Les langues asiatiques sont une obsession pour moi», a-t-elle dit.

Pyeongchang

Mme Desgagnés-Leclerc ignore pour l’instant si elle aura l’occasion de se rendre à Pyeongchang pour encourager les athlètes canadiens. «J’aimerais vraiment ça y aller. Sûrement que mon agence va nous envoyer car elle est très impliquée dans les olympiques», a-t-elle dit.

Rejointe quelques heures après que la Corée du Nord eut lancé un nouveau missile, Mme Desgagnés-Leclerc a indiqué que les gens sur place n’ont pas peur. «La Corée du Nord fait ça depuis des années. Les gens n’y portent plus attention. Les gens étaient très molo sur leur banc dans le métro ce matin», a-t-elle mentionné.