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Une entreprise propose des machines distributrices de cannabis

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Une entreprise montréalaise fait des représentations auprès du gouvernement Couillard pour que sa machine informatisée de distribution de cannabis soit adoptée par les futures succursales de la Société québécoise du cannabis (SQC) pour servir les clients.

Selon le plan actuel de l’entreprise, ces machines seraient installées derrière le comptoir de vente des succursales de la SQC, et aideraient le commis à obtenir rapidement la variété de cannabis que le client désire en appuyant sur un écran tactile.

Marco Pennampede, le président de VDMS Québec, va même jusqu’à dire que sa machine est «éducative», car elle permettrait à l’employé de la SQC de connaître rapidement le taux d’ingrédients actifs contenu dans la drogue choisie.

«Le commis va peser sur l’écran, dépendamment du type de cannabis désiré, et ça va donner la description, par exemple, il y a combien de THC, combien de CBD, et quels sont les effets de ce type de cannabis», a expliqué M. Pannampede, à l’Agence QMI.

L’entreprise en est présentement à l'étape de programmation de son logiciel pour que soient intégrées «certaines variétés populaires de cannabis avec leurs caractéristiques respectives».

«Le commis n’a pas à étudier toutes les sortes de cannabis: mon logiciel le fait pour lui», a ajouté l’homme d’affaires, précisant qu’il s’agit d’une solution «avant-gardiste».

La machine est d’origine allemande, mais son logiciel est modifié au Québec par VDMS pour répondre à la réalité locale.

Retour sur investissement

Si l’appareil implique un certain coût, M. Pennampede assure que le gouvernement sauverait temps et argent dans la formation des employés et dans la distribution du cannabis.

Alimentation Couche-Tard a d’ailleurs été charmée par l’idée, et tente présentement une expérience semblable avec des machines distributrices de cigarettes installées dans neuf de leurs magasins.

VDMS a présenté son appareil à Lucie Charlebois et son équipe, dans le cadre des consultations publiques sur l’encadrement du cannabis. Selon M. Pennampede, le gouvernement du Québec a montré un certain intérêt envers son produit.

«[Mme Charlebois et son équipe] ont apprécié énormément. "Vous êtes les premiers à nous annoncer ça et c’est vraiment un vent de fraîcheur, votre produit", m’ont-ils dit.»

Québec pourrait également bénéficier de données sur la vente de ses produits, soutient M. Pennampede. Le logiciel est notamment en mesure de générer un compte rendu des ventes et de prévenir les ruptures de stock.

Le gouvernement du Québec a prévu l’ouverture de 15 succursales de la SQC au 1er juillet prochain, alors que 150 magasins pourraient voir le jour d’ici quelques années.