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Diana Krall : ce fut un délice

Diana Krall : ce fut un délice

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Pour oublier le petit vent frais et l’hiver qui approche, la recette Diana Krall est l’équivalent de plusieurs infusions. En tournée Nord –Américaine pour son dernier disque Turn Up The Quiet, et encore ce soir à 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier, elle est revenue à ses premiers amours. Après Glad Rag Doll qui était un hommage aux cabarets des années 20, sa nouveauté tout en douceur se situe résolument dans la lignée de Nat King Cole et d’Oscar Peterson. Généreuse, souriante et visiblement heureuse d’un retour dans cette ville où elle fit en grand ses armes, la soirée s’est déroulée sous le signe de la tendresse. En parfaite osmose avec des musiciens, le répertoire classique dans sa forme était un condensé du «  Great American Songbook  ». Que dire du tendre et sensuel Moonglow

qui mettait en vedette le guitariste Anthony Wilson et le violoniste Stuart Duncan, émules du tandem Django Reinhardt/Stéphane Grappelli, puis un très beau et swing Deed I Do, où elle se révélait fine pianiste, inspirée par Oscar Peterson.

De Joni Mitchell à Duke Ellington
Presque a capella, la magie du chanteur et compositeur Tom Waits planait quand vint le temps de Temptations, tout comme Joni Mitchell dans A Case Of You. Si la composition n’était pas de Duke Ellington qui la transforma avec Mary Lou Williams par Trumpet No Ends, Diana Krall livra une version roborative de Blues Skies. Sur fond Blue évidemment, ce morceau de swing aux allures lunaires donnait un petit coup de fouet au romantisme ambiant.

Avec deux rappels, la chanteuse/pianiste a fait de East of The Sun et West Of The Moon, un écrin pour les poètes. Bravo !