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Épaule disloquée pour Marie-Michèle Gagnon

La skieuse québécoise chute lourdement à la descente d’entraînement de Lake Louise

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Photo d'archives AFP La skieuse québécoise Marie-Michèle Gagnon

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Alors qu’elle s’apprêtait à enregistrer l’un des chronos les plus rapides de la journée, Marie-Michèle Gagnon a chuté dans le dernier segment de la descente d’entraînement chronométrée à la Coupe du monde à Lake Louise, jeudi. Elle s’est blessée à l’épaule gauche qui lui avait causé des ennuis dans le passé et qui l’avait obligée à subir une opération en mars 2015.

« Tout ce qu’on sait pour l’instant, c’est qu’elle s’est disloqué une épaule, la même qui lui donnait déjà de la misère. Ils n’ont pas encore statué si elle courrait ou pas en fin de semaine », nous a rapporté une porte-parole de Canada Alpin, en début de soirée.

De vieux démons

Il s’agissait du dernier essai chronométré avant les deux épreuves de descente, vendredi et samedi, et celle du super-G de dimanche.

Une photo prise durant son évacuation de la piste nous la montrait étendue sur un brancard de sauvetage, son casque toujours sur la tête et sa lunette rabaissée à son cou, avec l’épaule gauche enveloppée.

En mars 2015, la skieuse originaire de Lac-Etchemin avait dû se soumettre à une chirurgie afin de réparer des cartilages et redonner à son épaule gauche une meilleure stabilité. Une période de rééducation plus longue que prévu l’avait gardée éloignée de ses skis durant quatre mois. Cette intervention était devenue nécessaire suite à trois épisodes de luxation, dont une première survenue durant l’épreuve du combiné aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

S’élançant avec le dossard no 46, l’athlète de 28 ans tenait pourtant le quatrième meilleur temps de la journée d’hier lorsqu’elle a chuté au bas du parcours. Elle jouait pratiquement dans les mêmes talles que la Tchèque Ester Ledecka, qui s’est montrée la plus rapide de l’exercice avec son chrono de 1 min 48 s,14 s devant l’Américaine Lindsey Vonn (+0,15 s) et Tina Weirather du Liechtenstein (+0,54 s).

Surtout impliquée dans les épreuves techniques depuis le début de sa carrière, Gagnon a entrepris cette saison olympique en se consacrant davantage aux épreuves de vitesse afin de mieux se préparer pour l’épreuve du combiné aux Jeux de Pyeongchang, dans laquelle elle entrevoit sa meilleure chance d’une médaille.

Après Erik Guay

Le début de saison des disciplines de vitesse se joue sous le signe de la malchance pour les Québécois de l’équipe canadienne. Ennuyé par des douleurs au bas du dos, conséquences d’une chute subie à l’entraînement au Chili au mois de septembre, Erik Guay avait dû renoncer à la descente et au super-G de Lake Louise de la semaine dernière. Il a également annoncé son retrait du super-G d’aujourd’hui et de la descente de demain à Beaver Creek.