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Tous les moyens sont bons pour recruter

Le VP RH et communications de Colabor Jean Boisvert
Photo Francis Halin Jean Boisvert, le vice-président ressources humaines et communications de la compagnie Colabor, affirme qu’il ne faut plus attendre des curriculum vitæ, mais plutôt foncer, aller sur le terrain et être créatif pour attirer la main-d’œuvre.

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La pénurie de main-d’œuvre force les entreprises à recourir aux bonnes vieilles méthodes de recrutement, comme celles de s’afficher en grosses lettres devant l’usine. C’est le cas pour le grossiste en alimentation Colabor à Boucherville, en Montérégie.

« Oui, ça fonctionne. Honnêtement, ce n’est pas un succès monstre, mais on a tellement besoin de trouver des gens... qu’on se donne tous les moyens possibles pour y arriver », explique Jean Boisvert, vice-président ressources humaines et communications chez Colabor, qui a besoin de près de 20 travailleurs dans sa division montréalaise seulement.

C’est après avoir échangé avec quelques collègues d’autres entreprises situées dans le même parc industriel que M. Boisvert a décidé d’aller de l’avant. Il a mis une affiche gigantesque sur la devanture de l’usine pour attirer les employés que s’arrachent autant que lui ses voisins Gordon Food, Sobeys et Rona, selon lui.

Encore des panneaux

Bientôt, Colabor aura des panneaux plus gros encore sur le bord des autoroutes, souligne Jean Boisvert. À Québec, la société cotée en bourse a envahi les ondes radio. Sur le web, c’est Facebook. Colabor offre aussi des bonis allant jusqu’à 750 $ à ses employés qui en amènent d’autres.

M. Boisvert dit que sa société paye bien ses salariés, mais que la force de Colabor est aussi d’offrir de bons avantages sociaux. Journaliers et préparateurs de commandes gagnent 14 $ l’heure à l’entrée et 20 $ l’heure après un certain temps, affirme-t-il.

Convention collective

Le responsable des ressources humaines regrette d’avoir été forcé de recourir à une clause de la convention collective obligeant des employés à faire des heures supplémentaires ces derniers mois parce qu’il manquait de main-d’œuvre. « On ne veut pas être obligé de le faire en 2018 », conclut celui qui mise sur de nouvelles embauches.