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Rire du monde

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Le cynisme des politiciens se manifeste parfois de façon surprenante. Même quand ils voudraient plutôt passer pour inspirants.

Un bon exemple, c’est la manière dont le premier ministre et son ministre des Transports s’amusent avec le dossier d’une liaison ferroviaire entre Québec et Montréal. On a d’abord parlé d’un monorail suspendu dans l’emprise de la 20 puis du projet « Hyperloop », un concept expérimental qui en est à ses premiers essais.

Faire rêver

C’est rire du monde. On dit vouloir faire rêver les Québécois et se projeter dans le futur. Or, on évoque, pour y parvenir, des moyens qui n’existent encore qu’en théorie pour régler un dossier qui traîne depuis des décennies.

Du plus loin que l’auteur de ces lignes se souvienne, on parle d’une liaison rapide entre Québec et Windsor. Le projet de VIA Rail d’implanter au nord du Saint-Laurent un train à grande fréquence est la proposition la plus concrète qu’on a jamais eue à se mettre sous la dent. Elle reçoit l’appui tant des milieux d’affaires que des groupes qui se préoccupent de développement durable, ce qui n’est pas rien.

Rester en gare

Depuis des années, les autres scénarios sont tous restés en gare pour une raison très simple : créer une liaison Québec-Montréal n’a jamais été la priorité de nos gouvernants. Partout dans le monde, de tels projets ont besoin de volonté politique pour aboutir.

C’est ce qu’essaient de cacher MM. Couillard et Fortin avec leurs idées dignes d’un épisode usé des Simpson ; l’inaction et le manque d’intérêt de leur gouvernement, au pouvoir depuis 15 ans, pour un équipement qui serait structurant pour tout le Québec.

Si on avait commencé à avancer, on pourrait penser aujourd’hui à desservir nos régions. Alors que nos politiciens veulent nous faire rêver, on continuera plutôt de se contenter de nos liaisons ferroviaires de pauvres.