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De belles performances d’actrices

Isabelle Blais dans une scène du drame Tadoussac.
Photo d’archives Isabelle Blais dans une scène du drame Tadoussac.

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Martin Laroche n’est pas le premier cinéaste à raconter l’histoire d’une jeune femme qui se lance à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue. Mais avec son nouveau film, Tadoussac, il a réussi à le faire avec une belle sensibilité.

Tourné avec une petite équipe et avec très peu de moyens, Tadoussac met en vedette Camille Mongeau dans le rôle de Chloé, une jeune femme de 18 ans qui décide de quitter Montréal en plein hiver sur un coup de tête pour se rendre jusqu’à Tadoussac en auto-stop.

Sur place, elle se loue une chambre et se trouve un petit boulot à l’auberge du coin en cachant sa véritable identité. On devine rapidement ce qui a motivé ce périple : Chloé est à la recherche de sa mère biologique qu’elle n’a jamais connue (Isabelle Blais) et qui vit à Tadoussac depuis une vingtaine d’années.

Authenticité

Tadoussac est d’abord et avant tout un film d’actrices, porté par des ­performances subtiles et ­nuancées de ­Camille Mongeau et Isabelle Blais. Jouant avec une authenticité ­remarquable, les deux comédiennes ­réussissent à donner vie à des personnages aussi complexes qu’attachants. Elles s’avèrent particulièrement émouvantes dans une scène de conversation téléphonique bouleversante dans laquelle Chloé décide de ­confronter sa mère pour savoir pourquoi elles avaient été séparées après sa naissance.

Comme il l’avait fait dans son long métrage précédent, Les ­manèges ­humains, le réalisateur Martin ­Laroche filme en caméra subjective, ce qui ­apporte une touche de réalisme à son film. Si on peut reprocher à son ­scénario de manquer un peu de ­substance, il faut saluer son talent à filmer des émotions à l’état pur.

  • Tadoussac (3/5)

Un film de Martin Laroche

Avec Camille Mongeau, Isabelle Blais et Juliette Gosselin. À l’affiche.