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Des questions... des réponses!

Close-up portrait of happy couple in underwear 185.
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Les questions au sujet de la sexualité sont nombreuses, mais il arrive souvent que celles-ci ne trouvent pas de réponses justes et appropriées. Parler de sexualité est souvent attaché à des blagues, des détours, à des moments de gêne ou d’inconfort. Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet tabou, mais elle l’a été pendant si longtemps que parfois, il est difficile de se défaire de ces malaises. Voici la première de deux parties des questions les plus posées en 2017... et leurs réponses !

1• Est-ce qu’une allergie au sperme est possible ? L’allergie au sperme est possible, quoique rare. Aussi connue sous le nom d’hypersensibilité au plasma du liquide séminal humain (Humain Seminal Plasma Hypersensitivity – HSPH), elle fut décrite pour la première fois à la fin des années 50, par J.L.H Specken, un gynécologue allemand. Il semblerait qu’une protéine contenue dans le liquide séminal (produit par les vésicules séminales) serait responsable de la réaction allergique, le sperme étant constitué d’environ 70 % de ce dernier et de plus ou moins 30 % du mélange de liquide prostatique. Les spermatozoïdes représentent seulement 1 % de l’éjaculation.

La rareté de cette allergie la rend souvent difficile à détecter : gonflements, rougeurs, irritations... les symptômes peuvent être nombreux et souvent associés à autre chose. La réaction allergique peut parfois être très grave et provoquer une irritation généralisée ou même, un choc anaphylactique. Solution ? Aller consulter un professionnel de la santé et porter un condom. À noter : une ­réaction allergique au sperme d’un ­partenaire ne signifie pas automatiquement une allergie au sperme d’un autre partenaire...

2• Le sexe est-il ­vraiment aussi bon pour la santé qu’on le dit ? Oui ! Une sexualité saine et active est ­importante pour le bien-être ­psychologique et émotif, que l’individu soit célibataire ou en couple.

Elle est aussi bénéfique pour la santé physique : de nombreuses études scientifiques ont démontré des liens étroits entre celles-ci. Un orgasme peut soulager la douleur parce que les endorphines libérées ne procurent pas qu’un sentiment de bien-être, elles augmentent le seuil de tolérance à la douleur. Une étude australienne démontre d’ailleurs que les hommes qui ont eu au minimum cinq éjaculations par semaine, entre 20 et 30 ans ont un risque trois fois moins élevé de développer un cancer de la prostate plus tard. Bref, les études sont nombreuses et les liens étroits. Naturellement, une bonne hygiène de vie contribue à augmenter le bien-être et la santé d’un individu.

3• Des parents ­homosexuels qui ont des enfants risquent-ils d’influencer l’identité de leur enfant ? Aucunement ! Il n’y a aucune différence par rapport à des parents hétérosexuels. Une équipe de chercheurs de l’Université du Kentucky a mené une étude auprès d’enfants adoptés par des couples homosexuels (gais et lesbiens) et des couples hétérosexuels, sur une période de 10 ans. « Deux vagues d’enquêtes ont permis de cerner l’identité de genre de l’enfant : la première à l’âge préscolaire (entretien avec les parents) et la seconde cinq ans plus tard, à l’âge scolaire (observation de l’enfant). Sur base d’une grille d’évaluation portant sur le comportement et les traits de personnalité, les chercheurs n’ont pas constaté de différence en termes de conformité ou de non-conformité à l’identité de genre entre les enfants de parents hétérosexuels ou ­homosexuels. » Source : Sex Roles, 17 novembre 2017

4• Combien de fois par semaine faut-il faire l’amour pour ­augmenter les chances de grossesse ? Un cycle ­menstruel régulier est en moyenne de 28 jours. Les jours de fertilité se situent lors de l’ovulation, à mi-chemin du cycle (14 jours). Les ­spermatozoïdes peuvent vivre environ 4 ou 5 jours dans le vagin et l’utérus et un ovule reste ­fécondable ­(lorsqu’il est libéré lors de l’ovulation) ­durant ­environ 12 à 24 heures. Les ­meilleures chances de grossesse se situent donc autour, plus ou moins, six jours avant ­l’ovulation et deux jours après celle-ci. Certaines études montrent que les couples qui ont des rapports sexuels moins d’une fois par semaine ont 16 % de chance de grossesse après six mois, alors que ceux qui le font trois fois par semaine ont 50 % de chance de grossesse après six mois... à vous de faire le calcul ! Quant aux jambes en l’air ou à tout autre truc du même genre, les preuves scientifiques ne sont pas toujours probantes...

La suite la semaine prochaine !