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Florence K donne la note

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Quelques semaines après la parution de Lili Blues, son premier roman, l’auteure-compositrice-interprète Florence K nous parle de tous les livres et de tous les auteurs qui l’ont marquée.

Vous êtes une grande lectrice ?

Oh oui, je suis férue de littérature. J’aime vraiment lire et partout où je vais, j’ai toujours un livre dans mon sac à main. En ce moment, c’est Gone Girl (Les apparences, en français) de Gillian Flynn.

Vous vous rappelez le tout premier roman qui a réussi à vous toucher droit au cœur ?

En fait, c’est tout le premier roman que j’ai lu en anglais quand j’étais encore à l’école, Geisha, d’Arthur Goldman. Comme son titre l’indique, ça raconte l’histoire d’une geisha et comme je ne connaissais absolument rien à cet univers, j’ai trouvé merveilleux de pouvoir en découvrir une petite partie.

De façon générale, que préférez-vous lire ?

Des romans. J’ai un faible pour la fiction, quelle que soit l’époque ou la ­nationalité de l’écrivain. Ceci étant, j’ai adoré tous les récits d’Emmanuel Carrère. ­L’adversaire [qui retrace la sordide ­affaire Jean-Claude Romand] et ­Limonov sont absolument géniaux. Je découvre aussi de plus en plus les bandes dessinées.

Récemment, j’ai commencé à triper sur les romans écrits par des femmes de ma génération qui flirtent avec le polar, comme La fille du train de Paula Hawkins ou Le couple d’à côté de Shari Lapena. J’aime ça, ça me divertit vraiment. Quand je travaille beaucoup, ce genre de livres réussit à m’arracher à ma réalité, à me faire tout oublier.

Jusqu’à présent, quels écrivains ont été les plus importants dans votre vie ?

Le premier qui me vienne à l’esprit, c’est Milan Kundera. J’ai eu une phase où j’ai carrément lu tous ses romans. J’ai aussi eu une phase Emmanuel Carrère et là, je suis un peu triste, parce que je ne sais pas quand va sortir son prochain livre...

De tous les romans que vous avez lus, quels sont ceux que vous ­recommandez le plus souvent ?

Ça va dépendre des gens. Quand il s’agit de ma petite sœur, je vais ­spontanément me tourner vers les romans de ­Katherine Pancol ou d’Anna Gavalda. Sinon, du côté des classiques, c’est Alexandre Dumas qui l’emporte. Les Trois Mousquetaires, Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne sont, pour moi, des valeurs sûres. Mais le livre que j’offre le plus souvent en cadeau, c’est Shantaram, de Gregory David Roberts. J’en ai tellement aimé l’histoire... Ah, et il y a aussi Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan, car il aide à ­comprendre une certaine réalité.

Et est-ce qu’il y en a un que vous auriez rêvé d’écrire ?

Probablement Le K, de Dino Buzzati. Toutes les courtes nouvelles de ce recueil sont vraiment brillamment tournées.

Vous pouvez nous parler du dernier roman que vous avez adoré ?

Je pense que c’est Chanson douce, de Leïla Slimani. Avec ce livre, elle n’a pas gagné le prix Goncourt pour rien. C’est accessible, on ­embarque ­facilement dans l’histoire et en plus, c’est ­intelligent. Mais ma ­recommandation de l’année, c’est ­L’immeuble ­Christodora, de Tim ­Murphy. C’est un bouquin génial.

Enfin, quel livre aimeriez-vous vraiment recevoir en cadeau à Noël ?

Je dirais Underground Railroad, de Colson Whitehead. J’en ai beaucoup ­entendu parler et j’ai ­très envie de le lire.