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La symphonie du hasard

<i>La symphonie du hasard–Livre 1</i></br>
Douglas Kennedy</br>
Éditions Belfond, 384 pages
Photo courtoisie La symphonie du hasard–Livre 1
Douglas Kennedy
Éditions Belfond, 384 pages

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Premier volet d’une saga familiale en trois tomes, le tout nouveau Douglas Kennedy nous permet d’entrer sans frapper chez les Burns.

Personne ne pouvant choisir sa famille, certains enfants sont forcément moins chanceux que d’autres. Issue, vers le milieu des années 1950, d’un couple mal assorti passant l’essentiel de son temps à s’engueuler et à se jeter au visage les pires insultes qui soient, Alice Burns sera donc très tôt marquée par cette relation totalement dénuée d’amour. Dès l’adolescence, elle enviera d’ailleurs son frère Peter qui, à peine âgé de 18 ans, n’a pas traîné à faire ses valises pour fuir cette famille toxique. Car contrairement à Adam, son second frère, elle ne parviendra pas à se faire réellement aimer de sa mère juive dépressive ou à accepter la mentalité étriquée des habitants de la désolante petite ville du Connecticut où, à cause du mystérieux travail de son père, ils ont tous échoué après avoir quitté New York.

Injustice sociale

Avec le premier volet de cette ambitieuse saga familiale, dont les deux tomes suivants devraient respectivement paraître en mars et en mai 2018, l’écrivain américain Douglas Kennedy commencera ainsi par nous transporter au cœur des années 1970, lorsqu’Alice sera acceptée au Bowdoin College, dans l’État du Maine. Mais aussi éloigné soit-il, ce prestigieux établissement universitaire contribuera surtout à la rapprocher du pire : le puritanisme de l’époque permettant encore de sauver les apparences en balayant sous le tapis quantité d’injustices sociales, Alice apprendra à ses dépens qu’il y a des secrets, des non-dits qu’il vaut mieux ne jamais découvrir.

Vivement la suite !

Frissons Garantis

<i>Redemption Road</i></br>
John Hart</br>
Éditions JC Lattès, 512 pages
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Redemption Road
John Hart
Éditions JC Lattès, 512 pages

Avec l’écrivain américain John Hart, on a généralement droit à beaucoup plus qu’un polar, et Redemption Road en est un excellent exemple.

Après 13 ans de métier au sein de la police, l’inspectrice Elizabeth Black est au bord du gouffre. Pour sauver une adolescente séquestrée dans une cave, elle a en effet tiré à 18 reprises sur les deux salauds qui la retenaient captive. Un vrai massacre, qui pourrait l’envoyer sous peu directement derrière les barreaux.

Coïncidence ?

Après avoir passé 13 ans en prison, Adrian, un ex-flic qui a été accusé (à tort) du meurtre d’une jeune mère de famille, est enfin libéré. Mais à peine sera-t-il relâché que le corps d’une autre femme, tuée dans des conditions étonnamment similaires, sera découvert dans une église abandonnée. Faisant partie des rares personnes ayant toujours cru en l’innocence d’Adrien, Elizabeth tentera donc de lui venir en aide malgré tous les démons de son très étrange passé qui, depuis peu, ont recommencé à la hanter jour et nuit.

Un roman sombre et oppressant brillamment mené, l’auteur nous permettant coûte que coûte d’entrer dans la tête d’une kyrielle de personnages particulièrement malmenés par la vie.

À lire aussi cette semaine

Waringham – La roue de la fortune

Rebecca Gablé</br>
Éditions HC, 464 pages
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Rebecca Gablé
Éditions HC, 464 pages

Premier opus d’une série qui s’est déjà écoulée à plus de deux millions d’exemplaires, ce roman historique nous entraîne au 14e siècle, en pleine guerre de Cent Ans. Son père ayant été accusé de trahison, le jeune Robert de Waringham – que tout le monde appelle Robin – devra donc très vite apprendre à se débrouiller pour survivre et... pouvoir un jour laver l’honneur de sa ­famille. Une lecture aussi instructive que ­divertissante !


Tokyo Vice

Jake Adelstein</br>
Éditions Points, 512 pages
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Jake Adelstein
Éditions Points, 512 pages

Journaliste de métier, l’Américain Jake Adelstein a été le premier gaijin à travailler pour le prestigieux quotidien Yomiuri Shinbun. Et de ce fait, il a peu à peu commencé à enquêter sur les yakuzas et leurs innombrables combines louches. Aussi captivant qu’un polar, ce livre-témoignage nous permet ainsi d’en apprendre beaucoup sur les aspects les plus sombres de la ­société nippone, ­prostitution, meurtres, disparitions et trafics en tous genres en faisant ­intégralement partie.


La cuisine ­espagnole de Marie-Fleur

Marie-Fleur St-Pierre</br>
Éditions de l’Homme, 240 pages
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Marie-Fleur St-Pierre
Éditions de l’Homme, 240 pages

Un moyen simple et ­abordable de découvrir l’Espagne ? Essayer une à une les recettes proposées par la chef Marie-Fleur St-Pierre. En plus des tapas et de la très classique paella, elle met au menu salade catalane, cocas aux anchois, échine de porc aux poires, filets de maquereau grillés à la piperade ou son fameux gâteau basque.


Les Petitscréas font du ­modelage

Madame Patachou et Nathalie Weil</br>
Éditions Emma Prot, 60 pages
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Madame Patachou et Nathalie Weil
Éditions Emma Prot, 60 pages

Si on commence déjà à chercher des façons sympas d’occuper les enfants pendant le temps des Fêtes, ce livre est un coup sûr : avec l’aide de Madame Patachou – une youtubeuse proposant des tutoriels de ­miniatures en pâte polymère –, les jeunes de huit ans et plus pourront en effet ­fabriquer toutes sortes de ­friandises ­(sucette, biscuit aux ­pépites de chocolat, beigne, macaron, etc.) à offrir en cadeau.