/sports/opinion/columnists
Navigation

Un calendrier favorable pour Price

Le retour de Carey Price a donné un nouveau souffle au Canadien.
Photo Ben Pelosse Le retour de Carey Price a donné un nouveau souffle au Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Si je vous avais proposé, il y a deux semaines, que le Canadien participerait aux séries éliminatoires, qu’on n’avait pas à s’énerver, qu’à son retour au jeu, Carey Price ferait un malheur, probablement auriez-vous demandé si j’avais tous mes esprits ?

Une question bien légitime.

C’est pourtant le scénario à consulter si on s’arrête quelques instants sur le classement des équipes de la LNH. Le point d’intérêt, évidemment, c’est la division Atlantique. Or, voici que le CH, après un début de saison soulevant les interrogations sur le travail effectué par tous les membres de la direction, occupe le troisième rang de la division.

Bon, je sais.

Les Bruins ont quatre matchs de plus à disputer. Les Sénateurs ont également quatre matchs de plus à jouer sauf que, présentement, ce n’est pas tellement reluisant dans l’entourage de cette équipe.

Mais, après deux mois houleux, on peut se contenter de peu, si ce n’est qu’une lueur d’espoir pointe à l’horizon.

Quatre victoires de suite, c’est tout de même un exploit intéressant avec la parité.

Quatre victoires sans la présence du meilleur défenseur de la formation, Shea Weber.

Quatre victoires de suite pour Carey Price et deux victoires en deux soirs. Qui a dit qu’il ne pouvait pas affronter l’adversaire deux soirs de suite ? Qui ?

Et, vous savez quoi ? Le calendrier favorise le Canadien et Price. Au cours des deux prochaines semaines, ils ne disputeront que cinq matchs : ce soir contre Detroit, mardi contre St-Louis, jeudi contre Calgary, samedi prochain contre Edmonton et jeudi le 7 janvier contre les Devils.

Et se pourrait-il qu’il ne rate qu’un seul match d’ici le 31 décembre alors que le Tricolore terminera l’année 2017 avec sept matchs à l’étranger ? Au cours de ce périple, le Canadien, en deux occasions, devra disputer deux matchs en deux soirs. À Calgary et à Edmonton, puis en Caroline et à Tampa Bay.

Les deux matchs dans l’Ouest canadien seront disputés après que le CH aura profité d’un deux jours de repos. Même situation pour les deux rencontres dans l’Est.

Pas sortis du bois

Ce qu’il faut bien réaliser, malgré cette séquence de quatre victoires, c’est que Claude Julien et son groupe ne sont pas encore sortis du bois. Le problème que doit résoudre le Canadien, c’est qu’il doit avoir un objectif : le troisième rang de la division Atlantique.

En fin de saison, il est fort probable que cinq formations de la division Métropolitaine recevront un droit d’entrée pour les séries éliminatoires. Par conséquent, pour Claude Julien et son groupe, il faut prévoir une lutte à cinq équipes pour la troisième place au classement de la division Atlantique, considérant que Tampa Bay et Toronto occuperont les deux premières places.

Donc, le Tricolore doit profiter du présent calendrier pour se donner un peu plus d’espace pour bien manœuvrer.

Patience

Jusqu’ici, avec le retour de Price, il a modifié la donne. Il devient, pour les autres formations, un rival à surveiller, ce qui n’était pas le cas, il y a trois semaines. La patience de Claude Julien rapporte des dividendes. L’effort au travail a permis au CH de composer avec l’adversité. Weber tombe au combat et Petry devient le défenseur clé de la formation. David Schlemko s’amène et se défend très bien.

Les trios formés par Julien connaissent de bons moments, même si Jonathan Drouin doit s’absenter et, même s’il n’était pas une menace en attaque, on semble oublier qu’Artturi Lehkonen est absent depuis un bon moment.

Au fait, si vous avez consulté le classement de la division Atlantique, vous vous imaginez un instant, dès le premier tour des séries éliminatoires, un affrontement entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto.

Okay, je sais, il est encore trop tôt.

Il y a quelques semaines, on disait qu’il était encore trop tôt pour écarter le Canadien des séries. Or, peut-on préciser qu’il est encore trop tôt pour assurer le Tricolore d’une participation aux séries ?

Assurément.

Mais, admettons que les chances se sont améliorées...