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Abolition du poste de commissaire à la santé: le ministre Barrette va pouvoir «s’autoévaluer»

Abolition du poste de commissaire à la santé: le ministre Barrette va pouvoir «s’autoévaluer»
Photo le JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

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MONTRÉAL | Le ministre Gaétan Barrette sera responsable de faire une analyse critique de ses propres politiques en matière de santé, si l’abolition du poste de Commissaire à la santé et au bien-être se concrétise.

C’est ce que prévoit le projet de loi 150, tel que déposé à la fin octobre à l’Assemblée nationale.

Le Commissaire à la santé et au bien-être est présentement responsable de jeter un regard critique sur les politiques adoptés par le gouvernement dans le réseau.

Or, non seulement le gouvernement Couillard souhaite abroger le rôle de Commissaire, mais il attribue à son ministre de la Santé la responsabilité de «donner des avis au ministre sur l’évolution de l’état de santé et de bien-être de la population, notamment par l’analyse des impacts des politiques gouvernementales».

«Napoléon du Québec»

Le réseau FADOQ a vivement dénoncé cette intention, lundi, allant jusqu’à dire que le ministre Barrette était le «Napoléon du Québec».

«Le ministre de la Santé bafoue les principes d'indépendance et de transparence au cœur de la mission du Commissaire, qui gardait un œil sur l'évolution des dépenses et sur les décisions qui affectaient la qualité des services offerts aux contribuables», a reproché Danis Prud'homme, directeur général du Réseau FADOQ.

La FADOQ est appuyée par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, le regroupement Médecins québécois pour le régime public, le Conseil pour la protection des malades et Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé en droit de la santé.

Contrairement à ce que semble indiquer le projet de loi, le cabinet du ministre Barrette assure que l'analyse des politiques gouvernementales sera confiée à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, qui «sera en mesure de faire le travail».