/sports/hockey/canadien
Navigation

Promu par défaut

Jacob de la Rose
Photo Pierre-Paul Poulin Jacob de la Rose

Coup d'oeil sur cet article

Jacob de la Rose a enfin marqué samedi après une disette de 49 matchs dans la LNH. Son dernier but remontait au 11 avril 2015, soit la dernière rencontre de sa première saison en Amérique du Nord.

Cette saison, de la Rose n’avait pas écrit son nom une seule fois sur la feuille de pointage à ses 17 premiers matchs avec le Canadien. En théorie, il ne représentait pas un sérieux candidat pour jouer un rôle plus offensif.

Avec la blessure à Jonathan Drouin et son absence du voyage à Detroit, Claude Julien a toutefois sorti un lapin de son chapeau en misant sur le Suédois de 22 ans pour remplacer Drouin au centre d’Alex Galchenyuk et de Paul Byron.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Julien a gagné son pari et de la Rose a relevé le défi de belle façon. Après deux matchs, l’expérience est bonne.

« Ça lui donnait une chance, a déclaré Julien lundi, à la veille du match contre les Blues de St. Louis au Centre Bell. Je le dis souvent, mais comme entraîneur, nous n’avons pas toujours les bonnes réponses. Les autres trios fonctionnaient bien et je trouvais que c’était le changement le plus logique pour ne pas déranger le reste de l’équipe. On sait aussi que Byron Froese peut jouer au centre. J’ai pris cette décision en espérant que ça marche.

Jacob est gros et il patine bien, a poursuivi Julien. À mon avis, il a un peu plus de talent offensif que ce qu’il avait montré depuis plusieurs rencontres. Il y avait une seule façon de voir si ça pouvait fonctionner et c’était en l’essayant. »

Toujours calme

À ses deux derniers matchs contre les Red Wings, deux victoires faciles de 6 à 3 et de 10 à 1, de la Rose a amassé quatre points (1 but, 3 passes). Il a connu sa meilleure soirée dans la LNH avec une récolte d’un but et deux passes, dans la victoire écrasante de samedi.

De la Rose sait très bien qu’il ne se transformera pas en un redoutable marqueur du jour au lendemain. Il sait aussi que Drouin retrouvera tôt ou tard sa place avec Galchenyuk et Byron. Mais à court terme, le choix de deuxième tour en 2013 profite du moment présent.

« Je veux prouver au Canadien que je peux remplir ce type de rôle, a lancé le centre de 6 pi 3 po et 210 lb. Je souhaite profiter de cette occasion. C’est une chance de montrer que j’ai le potentiel pour être plus qu’un joueur de quatrième trio. »

« Depuis quelques matchs, je jouais mieux et je sentais que je générais plus de chances, a-t-il enchaîné. Claude nous disait que nous étions pour finir par obtenir des résultats. Je joue au hockey depuis assez longtemps pour savoir qu’il y a toujours des périodes creuses. Quand tu es au sein du quatrième trio, tes chiffres sont rarement bons. Je ne m’inquiétais pas. »

Ouverture de plus

Dans les premières semaines de la saison, de la Rose et Torrey Mitchell se retrouvaient au cœur d’une rotation pour le poste de quatrième centre. Marc Bergevin a offert un vote de confiance à son jeune joueur en échangeant Mitchell aux Kings de Los Angeles, le 23 novembre.

« Je n’ai pas trop analysé cette transaction, a répliqué de la Rose lorsque questionné à ce sujet. Je me concentre sur mon jeu et sur ce que je peux faire pour m’améliorer. Je n’ai aucun mot à dire dans les décisions de l’équipe. Je dois juste prouver sur une base quotidienne que je suis assez bon pour avoir un poste de régulier au sein de l’équipe. C’est mon objectif. Je n’ai pas à me soucier des autres joueurs en lutte pour des places semblables. »

Route sinueuse

Après une saison recrue prometteuse en 2014-2015, de la Rose a navigué entre la Ligue américaine, avec les IceCaps de St. John’s, et la LNH avec le CH. En 2015-2016 et 2016-2017, il a joué trois fois plus de matchs (96) à St. John’s qu’à Montréal (31).

« Il y a eu des périodes enrageantes, a-t-il convenu. Parfois, je me disais que rien ne fonctionnait pour moi. C’est difficile de faire sa place dans la LNH. Il y a tellement de bons joueurs. Plusieurs joueront quelques matchs dans la LNH, mais il y en a moins qui auront une longue carrière. J’ai suivi une route sinueuse avec plusieurs obstacles sur mon chemin. Mais je travaille fort. J’en suis à ma quatrième saison en Amérique du Nord. Je garde la même mentalité. Je souhaite prouver que j’ai ma place dans cette ligue. »