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Une naïveté dangereuse

État islamique
Photo AFP

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Comme vous le savez, rien ne va plus pour les combattants de l’État islamique en Irak et en Syrie.

Tout indique qu’ils vont perdre la guerre.

Sentant le vent tourner, plusieurs fanatiques qui avaient quitté leur pays pour aller combattre les mécréants aux côtés de l’État islamique se préparent à retourner chez eux.

Le retour au bercail de ces djihadistes constitue une véritable menace pour l’Occident.

Qui nous dit qu’ils ne continueront pas à mener leur guerre sainte dans leur pays, une fois revenus ?

UN ANGÉLISME SUICIDAIRE

Plusieurs gouvernements veulent adopter la ligne dure envers ces combattants islamistes, en empêchant carrément leur retour ou en les traînant devant la justice.

Au Canada, le gouvernement Trudeau a choisi d’emprunter une autre voie, plus douce, plus « humaine ».

On va les accueillir avec une accolade à l’aéroport, et on va les aider à se « déradicaliser ».

On ne les traitera pas comme des ennemis de la démocratie, mais comme de pauvres malades qu’il faut guérir.

Que voulez-vous, on est Kumbaya ou bedon on ne l’est pas.

Et qu’a dit Justin Trudeau lorsque le chef du Parti conservateur Andrew Scheer s’est levé en Chambre pour dire que l’approche du premier ministre était trop douce ?

Il l’a traité d’islamophobe !

Voici ce qu’on pouvait lire dans le plus récent numéro du magazine Middle East Quaterly : « Tous les gouvernements occidentaux devraient suspendre, et de préférence révoquer, le passeport de toute personne confirmée comme étant allée rejoindre l’ÉI ou toute autre organisation terroriste. »

L’intention est de bloquer leur retour et de perturber leur capacité à voyager vers d’autres endroits.

Mais non : au Canada, nous allons les accueillir à bras ouverts et leur offrir de l’aide psychosociale.

En versant des larmes de crocodile sur leur triste sort.

« Pauvres vous, c’est tellement épouvantable ce que vous avez vécu en Syrie, bou hou hou... »

DES TRAÎTRES À LA NATION

Imaginez : nous sommes en 1945, le régime nazi est tombé et des Canadiens qui ont quitté leur pays pour aller se battre aux côtés d’Hitler en 1939 veulent revenir au bercail et reprendre leur petite vie comme si rien ne s’était passé...

Pensez-vous qu’on accueillerait ces gens avec compassion, pitié et générosité ?

Voyons !

On les considérerait – avec raison – comme des traîtres !

Eh bien, c’est la même chose avec les Canadiens qui ont décidé d’aller combattre aux côtés de l’État islamique. En prenant cette décision, ils ont de facto jeté leur citoyenneté canadienne aux poubelles.

Pourquoi on les reprendrait ?

Vous avez décidé de prendre les armes pour lutter contre toutes les valeurs que le Canada défend !

Et on vous accueillerait à l’aéroport avec un bisou sur la joue ?

UNE COMPARAISON INSULTANTE

Il y a quelques jours, ma femme Sophie Durocher a interviewé Herman Deparice Okomba, le directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, sur les ondes de Blvd.

Cet homme a dit que les djihadistes qui reviennent au Canada ont droit au même soutien psychologique que l’État offre à nos militaires de retour de mission !

Comparer les combattants de l’État islamiste à nos militaires... Non, mais quelle insulte !

Honte à cet homme !