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Barrette lance un ultimatum à la CSAQ

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Photo Simon Clark Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, donne jusqu’à vendredi à la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ) pour reprendre les négociations avec le gouvernement, à défaut de quoi il envisagera le recours à une loi spéciale.

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, donne jusqu’à vendredi à la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ) pour reprendre les négociations avec le gouvernement, à défaut de quoi il envisagera le recours à une loi spéciale.

«Ça ne durera pas éternellement. [...] À un moment donné, il y a des limites à tout, et là on approche très très étroitement de la limite», a signalé le ministre Barrette, à l’entrée du caucus libéral, mardi matin.

Il n’écarte pas la possibilité de recourir à une loi spéciale d’ici la fin de la session parlementaire, vendredi, pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis deux ans.

M. Barrette accuse la CSAQ de prendre ses employés, soit les ambulanciers, «en otages», puisqu’ils ne peuvent négocier directement avec le gouvernement.

En début de journée, la CSAQ, qui regroupe les employeurs de plusieurs groupes d’ambulanciers à travers la province, a interpellé directement le premier ministre, Philippe Couillard, dans l’espoir de régler le «plus long conflit de travail de l’histoire de l’industrie ambulancière».

«On n’est pas une dictature»

Avec le ministre Barrette aux commandes, «c’est clair qu’on ne s’en va nulle part», a dénoncé en point de presse le porte-parole de la CSAQ, Richard Thibault.

La CSAQ reproche au ministre Barrette de rendre la conclusion des contrats de travail avec les paramédicaux conditionnelle à l’annulation de recours juridiques qui sont actuellement devant les tribunaux. La CSAQ conteste notamment un décret adopté au printemps dernier sur l’organisation des services ambulanciers et refuse d’abandonner.

«On n’est pas une dictature», a dit M. Thibault, en qualifiant cette demande de «dérive autoritaire totale».

«La position de la CSAQ, elle est très simple: négociez avec nous, donnez-nous ce qu’on veut, sinon on va vous poursuivre, puis même si vous nous donnez ce qu’on veut, on va vous poursuivre de toute façon. Ce n’est pas comme ça qu’on négocie», a répliqué le ministre Barrette, devant la presse parlementaire.