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Calendrier de l’A-Vin – J5: Un vermouth historique

Calendrier de l’A-Vin – J5: Un vermouth historique

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Le vermouth est de retour! C’est du moins ce qu’on nous dit sur les tribunes des chroniqueurs « branchés » à tendance mode de vie qui vous parlent de vin bleu ou orange et qui tripent sur tour ce qui est nature sans se poser de question à savoir si c’est réellement bien fait et équilibré.

Pour être bien honnête, partout où je suis passé, le vermouth est bien la dernière chose que j’ai vue ou que l’on s’est empressé de me présenter. Oui, c’est la base de nombreux cocktails classiques comme le Manhattan ou le Negroni, mais il faut savoir l’apprécier. Et pour ce faire, il faut aimer un tant soit peu l’amertume, chose qui est peu courante en Amérique, en tous cas, beaucoup moins que le sucre. Si l’on réfère aux marques industirelles comme Cinzano, Martini, Noilly Prat ou Dubonnet, on comprend pourquoi on lève rapidement le nez sur ces produits.

Or, il existe des vermouths fabriqués de manière un peu plus « artisanale ». Ceux de la maison Cocchi en font partie. Mais d’abord, quelques mots sur le vermouth lui-même.

D'origine italienne, c’est un apéritif à base de vin aromatisé avec des épices, herbes, racines et autres plantes. Afin de porter la mention « vermouth », il doit contenir de l'absinthe. C’est que « wermut » signifie absinthe en Allemand. Il se décline en trois types : le rouge, le blanc et l'extra dry. Il peut être très sec, demi-sec ou doux. Le vin utilisé revêt quant à lui une grande importance. Chaque producteur a évidemment sa recette secrète. Le plus souvent, on y retrouve l'angélique, l'anis, la camomille, la cannelle, la cardamome, le clou, la coriandre, l'écorce de quinquina, les écorces d'agrumes, la gentiane, la muscade, le quassia, la rhubarbe, la vanille, alouette!

Le vermouth di Torino Cocchi, maison qui a connu de graves difficultés dans les années 1970-1980, est souvent cité comme l’emblème de la renaissance du vermouth à travers le monde. Obtenu à base d’un mélange d’herbes infusées dans du vin de muscat, il est ambré et arbore un nez d’une complexité désarmante. Celui-ci est « doux » avec pas moins de 200 g de sucre, mais possède un remarquable équilibre entre le sucré et l’amertume. La finale est tout aussi impressionnante de longueur et de saveurs. À servir assez frais si vous le prenez nature, mais je préfère sur glace et allongé avec du soda ou de l’eau gazéifiée comme le Perrier. Sachez que vous pouvez conserver la bouteille après ouverture environ 4 à 6 semaines au frigo et vous en servir pour vos risottos ou déglacer en cuisine.

Cocchi Vermouth di Torino

26,95 $ - Code SAQ 12432185 - 16 % - 200 g/l

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